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 La frontière entre deux mondes
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A ÉTÉ POSTÉ Mar 20 Sep 2016 - 19:22

Au travers la pluie et les éclairs qui faisaient rage, un oiseau affolé se distinguait des autres. Ses grandes ailes noires se débattaient furieusement dans l’espoir vain de tenir en suspension et de ne pas s’écraser sur le sol. L’ébène de ses ailes se découvrait être pour l’une rouge, et l’autre turquoise, lorsqu’un éclat de lumière passait trop près d’elle. La chose humanoïde se battait corps et âme contre un monstre volant, un Diabolik, qui n’avait absolument pas sa place ici. Ce n’était pas son environnement mais le combat durait maintenant depuis ce qui semblait être une éternité. La créature aux écailles sombres n’était clairement pas gagnante sur cette bataille.
Ce qui mit fin à l’affrontement, ce fut un éclair qui frappa vigoureusement le dos du Diabolik. Sa peau rosâtre se retrouva grillée dans le dos et dans un mouvement désespéré, il lacéra puissamment l’abdomen nu de la jeune femme qui sentit soudainement son souffle se couper. Propulsée vers le sol, elle ne vit que son adversaire chuter à son tour par ailleurs avant de sentir son corps heurter le sol dur et humide de ce qui semblait être une forêt, à ce qu’elle pouvait voir par la silhouette des arbres entourant son champ de vision.

Ses yeux hétérochromes aux sclérotiques noirs scrutèrent longtemps l’horizon qui se dessinait au dessus d’elle. Les lourdes gouttes de pluie venaient mourir sur sa peau et coulaient dans sa blessure. Peu à peu, Suri retraça les événements passés. Elle avait eut pour intention de se rapprocher d’une chose qu’on appelait le Mur des Invocations. Elle était curieuse de savoir de quoi il en retournait… Un endroit adoptant un nom pareil ne pouvait qu’être important. Etant elle-même une demie-chimère, elle avait crut bon d’y rendre une visite, peut-être payer un hommage quelconque à ces êtres spéciaux. Malheureusement, à l’approche de Madahine Salee, son cœur s’était emballé. Sa forme chimérique avait prit le dessus et l’avait métamorphosée contre son gré…

Bientôt, Suri se sentit ankylosée. Elle tenta de se redresser seulement pour laisser un masque de douleur venir lui graver les traits. Sa main couverte d’un gant noir à la paume rouge se plaqua sur son abdomen, où la marque des griffes du Diabolik se dessinait. Pas mal de sang glissait hors des blessures, laissant à Suri le temps de comprendre que la situation n’était pas dans son avantage.
« Tsch… c’est dans ces cas-là que je regrette de ne pas savoir faire de la magie… » Maugréa-t-elle en se forçant pourtant pour se redresser, entraînant péniblement avec elle le poids de ses grandes ailes noirâtres. Lorsqu’elle fut assise, elle scruta les environs pour remarquer que la pluie s’arrêtait peu à peu. Son ennemi avait sans doute disparu. Elle ne se souvenait pas très bien de ce qui avait enclenché cette bataille… Elle se rappelait juste avoir été déboussolée par sa transformation soudaine et avoir prit un puissant coup dans le dos. L’impact allait sûrement laisser une ecchymose… Lorsqu’elle s’était retournée, c’était pour tomber nez à nez à cet énorme dragon rose ! Jamais elle n’avait vu une chose pareille, mais pour sûr qu’elle avait été surprise. Le combat s’était ensuite engagé, elle avait lutté longtemps, mais déjà que le Diabolik l’emportait par la taille, il avait également une puissance plus grande que la sienne.

Découragée par sa situation, Suri soupira. Elle espérait mine de rien que personne ne la verrait dans un état pareil. Sa transformation avait tendance à susciter la peur et la méfiance plutôt qu’une main tendue… Ce dont elle aurait pourtant besoin. Sa main griffue sur sa blessure n’allait sûrement pas la refermer ! Et ses rares sortilèges n’étaient que des magies élémentaires de bas-étage. Autant dire qu’elle ne voulait pas se risquer à employer un sort de sommeil sur la griffure juste pour voir si ça engourdirait la plaie. Elle risquait surtout de bêtement tomber de fatigue et dormir là, sous ces chouettes qui ne se préoccupaient pas de sa présence.

C’était curieux d’ailleurs. Pourquoi n’avaient-elles pas peur ? C’étaient de simples oiseaux après tout. Suri pouvait encore se rappeler avec un certain dédain de l’horreur sur le visage des rares personnes qui avaient été témoins d’une telle forme… Le jour où ces gardes avaient tentés d’abuser d’elle et qu’elle s’était métamorphosée par réflexe d’autodéfense plus que par volonté, les quelques passants qui avaient vu ça avaient fuit dans la panique, croyant avoir affaire à une bête sauvage. A cause de ça, elle ne pourrait plus jamais remettre les pieds à Troia, où elle avait pourtant été si bien logée et accueillie. Un petit élan de nostalgie lui fit baisser la tête. Décidément, sa vie était pavée d’embûches, comme celle de n’importe qui, mais ce n’était pas n’importe qui qui pouvait prétendre porter un fardeau comme le sien. Elle était l’emblème de l’expression : l’habit ne fait pas le moine. En la voyant, si belle et brave, on ne devinerait pas qu’une bête se cachait au-delà de se beaux yeux orangés… Quoi que quiconque tomberait sur elle actuellement rencontrerait la bête avant de voir la belle…
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A ÉTÉ POSTÉ Mar 20 Sep 2016 - 22:36

Le temps n’était pas clément aujourd’hui. L’eau coulait abondamment depuis les nuages grisâtres, le ciel grondait et tremblait alors que l’horizon tout entier s’illuminait et flamboyait. Sur Héra, on appelait ça la pluie et le tonnerre ; une tempête. Cela était effrayant, mais après deux ans passés sur ce nouveau monde, les Génomes avaient commençaient à s’y faire. Enfin, la plupart d’entre eux passaient tout de même moins de temps à découvert lorsque cela arrivait car il faisait froid. Cependant, aujourd’hui était différent. Enfin, aujourd’hui était différent à cause d’un évènement arrivé la nuit entre hier et aujourd’hui : N°371 s’était arrêté. Alors aujourd’hui, les habitants du village avaient pris le temps de visiter le cimetière, et ce malgré la pluie et le vent. Devant les tombes, les Mages Noirs se remémoraient le temps passé avec leurs semblables lors que les Génomes disaient au revoir à N°371, comprenant qu’il était partit sous terre. Mikoto était un peu triste également. N°288 lui avait dit que la pluie rendait le cimetière triste, et elle était d’accord – aujourd’hui était plus triste que hier.

Cependant, ni les Mages Noirs, ni les Génomes n’étaient vraiment capables d’accorder la même importance à la mort que les autres peuples d’Héra. Mais chacun la comprenait, et la respectait d’une certaine manière. En ce qui concernait Mikoto, elle comprenait maintenant pourquoi les Mages Noirs dressaient des tombes pour leurs amis, cela était un concept bien plus difficile à appréhender que l’eau qui coulait du ciel. Ces tombes permettaient à ceux encore en vie de ne pas oublier le passé, et cela les aidaient à bâtir un nouveau futur. La jeune fille à la queue de singe resta un certain temps sous la pluie, laissant ses pensées errer alors que ses yeux observaient le cimetière. C’est alors qu’un le ciel éclata plus vif encore, et gronda terriblement, tirant la Génome de ses pensées. Elle leva ses yeux au ciel, en direction de là où l’éclair semblait être tombé ; celui-là semblait avoir été très prêt. En apercevant les deux lunes d’Héra percer entre les nuages, la Génome compris que la nuit était tombée, et se demanda combien de temps elle était restée à observer le cimetière.

Au même moment, des bruits de pas s’approchaient. N°405 s’approchait de Mikoto tout en observant le ciel, fixant du regard le même endroit qu’elle. « As-tu vu le chocobo aussi ? » Demanda calmement le Mage Noir. Son interlocutrice détourna les yeux du ciel et croisa le regard interrogateur de N°405. « Quel chocobo ? » lui répondit-elle. Il parait que répondre à une question par une autre question ne se faisait pas, mais cela était plus que normal dans le Village des Mages Noirs. Quoi qu’il en soit, N°405 pointa son doigt en direction de l’éclair survenu un peu plutôt avant de reprendre la parole « Je regardai un chocobo affronter un dragon dans le ciel. Mais ils ont disparus après que l’éclair soit tombé. J’espère que le chocobo va bien.» Mikoto haussa un sourcil. Un chocobo qui affrontait un dragon… Vraiment ? Les Mages Noirs n’étaient pas des menteurs, mais la jeune fille avait du mal à y croire pour autant. Elle n’eut cependant pas beaucoup de temps pour réfléchir avant que le seul témoin de cette rixe céleste ne reprenne la parole. Ses yeux jaunes qui brillaient dans le noir la fixait.

« Sais-tu où est Bobby-Cowen ? »


Le doute s’installa rapidement dans l’esprit de Mikoto. Il n’y avait pas beaucoup de chocobos dans les environs. Certains laissaient quelques traces rares, mais le seul qu’elle n’ait jamais vu était Bobby-Cowen, le chocobo élevé dans ce village par les Mages Noirs. Avec le tonnerre qui avait grondé aujourd’hui, il n’était pas impossible que la pauvre bête ait pris peur. Avec l’arrêt de N°371, il n’était pas impossible que les Mages Noirs et les Génomes aient manqués à le surveiller. Et N°405 avait vu un chocobo dans le ciel. Sans un mot de plus envers le Mage Noire, Mikoto bondit et s’élança à toute allure vers la frontière du village. Tout ce qui était vivant finissait par s’arrêter, mais si Bobby-Cowen était encore en vie, alors il avait besoin d’aide au plus vite. La Génome ne savait pas s’il s’était vraiment fait attaqué par un dragon ou s’il avait été frappé par la foudre, mais elle ne pouvait s’accorder le bénéfice du doute. Peut-être aurait dû-t-elle prendre un chocolégume avant de s’engouffrer dans la forêt.

Un instant… Bobby-Cowen savait voler ? Mikoto s’arrêta brusquement dans sa course. Elle était déjà bien enfoncée dans la forêt, et se dirigeait vers la direction approximative qu’avait pointée N°405 depuis un moment déjà. Et c’était maintenant qu’elle réalisait ça ? La mascotte du village était à peine capable de différencier un Mage Noir d’un Génome, et ne faisait aucun effort pour tenter d’apprendre à faire des galipettes, il était évident qu’il ne savait pas voler. Enfin, quitte à être aussi loin maintenant, autant continuer à chercher. Ce fut d’ailleurs peu de temps après cette réalisation que la Génome tomba sur l’étrange créature tombée du ciel. Elle était à terre et semblait effectivement être blessée. N°405 devait avoir de sacrés bons yeux tout de même, heureusement que Mikoto avait accourue immédiatement. La jeune fille, trempée par la pluie et décoiffée par sa course, s’approcha lentement de l’inconnue au sol en la fixant d’un regard froid.

« Tu n’es pas Bobby-Cowen… »
annonça simplement la Génome.

Cette dernière s’arrêta à une certaine distance de cette créature qu’elle n’avait jamais vue auparavant, et qui n’était de toute évidence pas Bobby-Cowen, puis fronça les sourcils. Une forme vaguement humanoïde, des yeux de couleurs étranges, un beau pelage lustré lui recouvrait tout le dos mais presque glabre sinon, des ailes qui lui permettaient de voler, et de grandes pattes griffues.

« Tu es un bien étrange chocobo, mais je te félicite pour avoir survécu. »


Tout en parlant, Mikoto s’agenouilla pour que ses yeux soient à hauteur de ceux de l’inconnue, qui devait maintenant se sentir très mal à l’aise.

« Je n’ai pas de chocolégumes pour montrer que je suis une amie, mais je peux te soigner. Dis ‘Kwoa’ si tu me comprends, ou ‘Kwoaa’ si tu es une grande chocobo qui n’a pas besoin de mon aide. »

De toute évidence, Mikoto n’avait –vraiment– jamais vu d’autres chocobos que Bobby Cowen, et avait un peu de mal à croire elle-même qu’elle avait affaire à un… Mais N°405 avait dit avoir vu un chocobo. Les Mages Noirs n’étaient pas des menteurs.
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 21 Sep 2016 - 14:28

La pluie ne semblait pas vouloir se calmer. C’était embarrassant… Bizarrement, Suri s’interrogea sur les possibilités à ce qu’elle tombe malade en restant là, sous les gouttes qui faisaient briller son armure noire. Sous cette forme, pouvait-elle seulement attraper un coup de froid ? D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle n’avait jamais été souffrante. Peut-être que le sang chimérique de son père avait une quelconque faculté protectrice… Son système immunitaire était peut-être plus efficace que l’être humain lambda. Il y avait beaucoup de bons côtés mine de rien à être un monstre, fallait-il croire, mais Suri ne pouvait s’empêcher de se souvenir des mauvaises choses reliées à cette forme chaque fois qu’elle prétendait trouver un point positif à cette apparence. La mort de sa mère, son exile de Troia… Elle avait perdue bien plus qu’elle n’avait put gagnée avec cette forme chimérique loin d’être amicale à prime abord.

Ses oreilles sillèrent. Le clapotis de la pluie était brisé, quelque chose faisait des vibrations dans le décor. Des pas précipités. Sous cette apparence, elle avait droit à des facultés bien plus aiguisées et son ouïe capta de loin la course de cette personne qui avait été envoyée ici pour voir si la chose ailée qui était tombée allait bien. La jeune femme aux yeux vairons tourna la tête dans la direction d’où ça venait pour voir apparaître une fille aux cheveux de blé. Ils étaient trempés et collaient sur ses joues. Son visage était assez inexpressif et sa robe blanche et rose galbait son corps juvénile à cause de la pluie.
Suri la fixa avec interrogation pendant quelques secondes, juste assez pour qu’elle démontre être attentive à cette inconnue, ce qui poussa cette dernière à mentionner qu’elle n’était pas Bobby-Cowen… La fille de Bahamut laissa ses paupières papillonner. Bobby-Cowen ? Qui était-ce ? Peu importe… Ce n’était pas elle, ça, elle en était certaine. Suite à cette constatation, l’étrangère offrit ses félicitations au chocobo pour avoir survécu à cette bataille, aussi curieux soit le chocobo concerné. Suri entrouvrit ses lèvres dans une moue incrédule. Un chocobo… ? Cette demoiselle pensait qu’elle était un chocobo ? Avait-elle déjà vu un chocobo ? Peut-être pas… Elle lui demanda de dire deux choses pour déterminer son désir d’être aidé mais Suri restait bouche bée. Ses ailes portaient-elles à confusion ? Les chocobos n’étaient-ils pas jaunes normalement ? Sauf si une variété plus sombre existait ici mais quand même…

« …Quoi ? » Et ça sonnait justement comme le Kwoa que la mystérieuse fille avait demandé en premier. Elle était d’accord pour avoir des soins, mais ça n’empêchait pas son étonnement devant la situation plus qu’inhabituelle ! Normalement, quelqu’un aurait fuit en voyant son apparence, il aurait crut avoir affaire à un monstre, rien qu’à voir son visage, le blanc de l’œil ayant été troqué pour un noir rappelant les abysses, ça ne donnait pas particulièrement envie de lui adresser la parole ou de se risquer à l’approcher. Pourtant, cette personne semblait innocemment penser qu’elle n’était rien de plus qu’un animal qui avait perdu une bataille. Bon, certes être considéré comme un chocobo n’avait rien de particulièrement reluisant, mais c’était toujours mieux que d’être pointé du doigt et traité d’abomination de la nature. C’était la première fois qu’on l’appelait chocobo d’ailleurs tiens.

Cela dit, elle n’en était pas un et crut bon de clarifier la chose.
« A-attends, je ne suis pas un chocobo. » Et elle ne s’appelait pas Bobby-Cowen non plus. Du coup, c’était un chocobo, ce Bobby ? Probablement, probablement pas, peu importe. Néanmoins, bien que Suri voulut se relever sur ses jambes pour mieux parler avec cette personne, elle fut incapable de bouger. Les griffes du Diabolik avaient fait un bon boulot sur son abdomen et le moindre mouvement lui faisait un tiraillement de fou, sans parler des éventuelles ecchymoses et autres blessures dont son corps était actuellement décoré. Le combat avait duré longtemps après tout. « Mais… Je veux bien un peu t’aide, si c’est possible… S’il te plait. » Elle avait peut-être une apparence particulière mais elle restait polie, tout de même !

C’était une curieuse jeune femme en tout cas. Elle ne devait pas être très vieille… D’où venait-elle, cela dit ? Suri n’arrivait pas à deviner, elle n’avait pas vu de civilisation dans les environs. Le Village des Mages Noirs n’était pas accessible à n’importe qui et comme elle avait atterrit là un peu par hasard, elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle se situait. La dernière pseudo-ville qu’elle avait croisée, c’était Clayra, où de drôles de petits bonhommes verts vivaient. Ce n’était pas vraiment quelque chose qu’on pouvait qualifier de ville… ni de civilisation. Qui plus était, il n’y avait presqu’exclusivement ces curieux personnages, et pas de jeunes filles comme elle, blondinette avec une queue de singe – queue qu’elle ne voyait pas encore puisque la demoiselle était face à elle.

Toutefois une question subsistait dans l’esprit de Suri. Une question qu’elle se sentit forcée de poser.
« Tu n’as pas peur de moi ? » C’était dit sur un ton presque étonné. Mais elle était sincèrement surprise que cette jeune fille soit si… simple, avec elle. Elle était naturelle, agissait comme si elle n’était qu’une personne paumée dans la forêt, rien de plus. C’était incroyable. Soit elle ne sortait pas beaucoup, soit elle avait un comportement sage et posé qui lui permettait de voir au-delà d’une apparence pareille, mais ça, Suri en doutait un peu. Elle n’avait jamais croisée personne qui n’ait pas un mouvement de recul en la voyant. Comme quoi il y avait des premières fois à tout…
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 21 Sep 2016 - 20:11

« ... Kwoa ? » lui répondit le chocobo. Les deux femmes se faisaient face à face sous la pluie alors que la lumière des lunes transperçait à peine les nuages et les feuillages. Certains auraient pu trouver une beauté poétique à cette image - si l’on ignorait que l’une des deux filles prenait l’autre pour un chocobo bien entendu et que la chose qu’elle regrettait le plus en ce moment était de ne pas avoir de chocolégumes sur elle. Enfin, heureusement pour Mikoto, ce regret était comblé par le fait que le chocobo lui avait répondu, même si rien ne prouvait que ce “Kwoa” voulait dire que la bête avait besoin d’aide, la Génome préférait supposer que oui. Ce chocobo devait être plus intelligent que Bobby-Cowen, c’était pour ça que son apparence était différente ! Peut-être qu’elle pourrait apprendre des trucs à ce dernier une fois qu’elle irait mieux. Plutôt excitée à cette idée, la magicienne tendit son bras droit en direction de l’inconnue dans l’intention de la soigner de ses blessures lorsque cette dernière repris la parole… Annonçant qu’elle n’était pas un chocobo.

« Oh… »
fut le seul son qui s’échappa de la bouche de Mikoto alors que son bras restait tendu devant elle sans que rien ne se passe. On pouvait déceler une certaine déception dans le ton de sa voix.

Alors oui, il fallait dire qu’en dehors des ailles et des pattes griffues, elle ne ressemblait pas beaucoup à Bobby-Cowen, mais Kuja ne ressemblait pas beaucoup non plus aux autres Génomes après-tout. L’absence de bec aurait dû alerter Mikoto, mais c’était un peu tard maintenant. Pas-Bobby-Cowen tenta de se lever, mais ses blessures semblaient vraiment la faire souffrir et elle parvint à peine à faire gigoter quelques muscles. D’une voix peinée, cette dernière demanda tout de même de l’aide de la part de Mikoto. La Génome fut effectivement suffisamment surprise d’apprendre qu’elle n’avait pas affaire à un chocobo et s’était interrompue dans son action pour la soigner, mais quoi que soit cette personne elle ne semblait pas méchante et avait besoin d’aide. La jeune fille à la queue de singe resta accroupie le bras tendu, et acquiesça aux paroles de l’inconnue avant de reprendre silencieusement sa magie. De toute évidence, elle ne savait pas trop quoi dire, ce n’est pas comme si elle pouvait lui demander d’apprendre des choses à Bobby-Cowen maintenant…

Rapidement, la magicienne finit son incantation, et la magie curative devrait avoir fait son effet sur la blessée. Au même moment, cette dernière posa une bien étrange question - en tout cas elle l’était pour quelqu’un comme Mikoto. Lui faisait-elle peur ? Non. La Génome l’avait prise pour un chocobo il y’a quelques instants, et elle n’avait pas peur des chocobos, c’était des oiseaux plutôt gentils tant qu’on ne les embêtait pas. Enfin, c’était le cas du seul chocobo qu’elle connaissait en tout cas. Bon, maintenant qu’elle savait qu’elle n’était pas un chocobo, il aurait pu en être autrement, mais la jeune fille n’avait toujours pas trouvé ce que pouvait bien être son interlocutrice. Elle ressemblait en partie à une humaine, mais les humains n’avaient pas d’ailes ou de griffes. Quoi qu’il en soit, Mikoto secoua la tête.

« Non, je n’ai pas peur des choses qui ne m’attaquent pas. Ou alors, il aurait fallu que tu fasses plus d’efforts, comme crier ‘‘Ferme la, espèce d’abrutie !’’. »
Cette dernière phrase perdait tout son sens de la bouche de la jeune fille à la queue de singe, qui n’y avait mis aucune émotion.

Comme à son habitude, la Génome n’avait pas tout à fait compris ce que voulait vraiment demander l’inconnue au corps monstrueux et répondit un peu à côté de la plaque, mais l’idée était là.  Maintenant qu’elle eut fini de soigner la jeune femme, Mikoto se redressa tranquillement sans la quitter des yeux puis repris la parole.

« Du coup… C’est pas grave si je n’ai pas de chocolégumes, hein ? »

Mikoto lance Soin sur Suri. (De manière rp en tout cas)
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A ÉTÉ POSTÉ Ven 23 Sep 2016 - 21:45

Cette étrange personne parut déçue que Suri ne soit pas un chocobo… Curieuse réaction. Au lieu d’avoir peur d’elle et de son apparence des plus inhabituelles, cette jeune fille était juste un peu mécontente de ne pas avoir affaire à une diversité plutôt ténébreuse de ces oiseaux domestiques. Suri ne savait pas vraiment à quoi s’attendre du coup avec elle… Elle était tellement habituée aux gens qui fuyaient ou qui la dévisageaient que maintenant, elle se sentait un peu bête d’être là, à ne rien faire.

Elle interrogea donc cette demoiselle pour savoir si elle n’avait pas peur d’elle. Peut-être avait-elle déjà vu des gens plus effrayants que ça après tout. Mais non, à priori ce n’était pas ça. L’étrangère laissa un soin quitter son corps pour rejoindre celui de la fille de Bahamut, ce qui referma les plaies pour la majorité, avant de répondre qu’elle n’avait pas peur des choses qui ne s’attaquaient pas à elle. Pourtant, elle aurait très bien put s’en prendre à elle maintenant qu’elle était soignée… Elle n’était pas très prudente, ou alors elle était inconsciente de ce genre de danger… L’inconnue aux cheveux de blé renchérit en disant que si vraiment elle aurait voulu lui foutre la frousse, elle aurait dû y mettre plus de cœur, comme lui dire de se la fermer et la traiter d’abrutie.
Suri ne put s’empêcher de sourire, puis de rire doucement à l’entendre dire une chose pareille sur un ton si plat.

« Je vois… » Répondit-elle simplement avec un sourire curieusement doux et soulagé, qui contrastait énormément avec son apparence particulière. L’air ténébreux qui l’entourait ne semblait pas vraiment aller avec un sourire si amical. Cette fille était spéciale c’était évident, mais Suri appréciait l’idée qu’elle ne la considère pas comme un monstre. Elle avait l’impression qu’il y avait matière à tisser des liens avec elle, même si elle semblait curieuse. Qui sait, peut-être était-elle un peu spéciale au-delà de son masque de neutralité permanent. Peut-être camouflait-elle des origines étranges ou des pouvoirs incommensurables…

A présent, la demoiselle s’interrogea sur le souci du chocolégume ; était-ce grave qu’elle n’en ait pas ? Puisqu’elle n’était pas un chocobo, bien sûr que non. La demie-chimère vit son sourire s’agrandir et bougea lentement la tête de droite à gauche. Ce n’était pas du tout le cas, de toute manière, elle n’était pas très fan de ces légumes.
« Non, bien sûr que non. C’est vrai que j’ai faim mais… » C’était sortit un peu tout seul. Elle se sentit mal de suite. C’était comme quémander de l’aide supplémentaire et c’était un peu embarrassant. A vrai dire, elle n’avait pas mangée depuis qu’elle avait quittée Condéa, et ce combat avait été suffisamment long pour lui puiser toutes ses réserves. Elle se redressa un peu pour se poser à genoux, étendant ses ailes sur le sol, de chaque côté de son corps, et se pencha vers l’avant dans une courbette respectueuse. « Merci beaucoup pour ton aide. Sans toi, je crois que je me serais vidée de mon sang. » Une image bien navrante.

Elle redressa le dos ensuite. Pour le moment, elle était incapable de rétracter son apparence démoniaque. Elle avait besoin de plus de force, mais elle refuserait d’aller à une quelconque civilisation avant que ça se soit dissipé. Comme elle trouvait tout juste une personne qui semblait ne pas la craindre, et que la pluie s’arrêtait justement, Suri se sentit poussée à expliquer ce qu’elle faisait là.

« Je voulais aller voir un endroit qu’on appelle le Mur des Invocations… Mais en m’en approchant, je me suis métamorphosée malgré moi… Et ensuite, ce monstre m’a attaqué, et je me suis retrouvée ici. » En toute évidence, Suri avait perdu la bataille. Elle ne s’en sentait pas gênée, honnêtement ce genre de chose arrivaient souvent et il ne fallait pas se laisser abattre. Maintenant qu’elle avait donnée son côté de l’histoire, elle s’interrogea sur cette curieuse personne en jetant un bref coup d’œil derrière la fille. « D’où viens-tu, toi ? Il y a un village dans cette forêt ?... »
Ce serait une bonne chose à savoir, même si elle n’oserait s’en approcher sous cette forme repoussante.
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A ÉTÉ POSTÉ Dim 25 Sep 2016 - 13:52

La pluie commençait à se calmer au-dessus de la forêt. Un sourire trouva finalement sa place sur le visage de la jeune femme au sol lorsque Mikoto lui expliqua pourquoi elle n’avait pas peur. La fille à la queue de singe nota pour elle-même que c’était quand même plus agréable de parler avec quelqu’un qui avait une bouche, plutôt qu’avec un bec incapable de sourire… Bien que plus pratique lorsqu’il s’agissait de creuser. La Génome n’avait pas particulièrement l’habitude de converser avec des personnes capables de montrer leurs émotions ; ses frères et sœurs qui n’étaient pas Kuja ou Djidane ne ressentaient pas vraiment d’émotions, et les visages des Mages Noirs étaient tout simplement indéchiffrables sous leur grand chapeau. Enfin de compte, on pouvait dire que les nains de Condéa étaient l’espèce la plus expressive des environs, mais Mikoto ne passait pas énormément de temps à Condéa.

Ne sachant donc pas si la coutume voulait qu’il fallait rendre un sourire, le visage de la fille à la queue de singe resta aussi inerte qu’à son habitude. Les émotions étaient des choses suffisamment compliquées comme ça, il ne valait mieux pas forcer quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit, le sourire de son interlocutrice sembla s’agrandir encore plus lorsque Mikoto mentionna à nouveau les chocolégumes. Finalement, l’inconnue pris la parole pour rassurer sa sauveuse car, bien qu’elle avait fait, elle ne lui en voudrait pas de ne pas avoir de chocolégumes. La Génome regarda ensuite la femme ailée se mettre à genoux devant elle, avant de se courber pour avoir le visage juste au-dessus de la terre humide – position peut-être plus idéale pour creuser si elle avait eu un bec – avant de remercier la blonde toujours debout devant-elle.

« Tu as surtout eu de la chance d’avoir survécu à cette chute. Moi, je n’aime pas regarder les choses mourir sans rien faire, c’est tout. »


Refuser des remerciements sincères n’était pas vraiment très poli, mais Mikoto avait du mal à comprendre son rôle dans l’affaire puisqu’elle avait seulement fait ce qui lui était passé par la tête. À vrai dire, de son point de vue, la personne qu’il faudrait peut-être remercier était N°405, puisqu’il était celui qui avait parlé à la Génome de ce qu’il avait vu. L’inconnue se redressa ensuite, quittant cette position ‘‘ creuse-chocobo ’’ qui semblait fort inconfortable, et repris la parole afin d’expliquer sa situation. Elle fit également part de sa curiosité quant à la présence de Mikoto au milieu de cette forêt, supposant qu’il y avait un village non loin. La fille à la queue singe acquiesça « Il y’en a un, mais je ne peux pas te le montrer. » Les Mages Noirs vivaient cachés après tout. Djidane et ses amis avaient apparemment trouvés le village en suivant l’un des leurs, mais l’existence même de cet endroit restait un secret. La Génome semblait avoir un problème avec cette notion de secret puisqu’elle confirma l’existence du village, mais elle avait au moins le bon sens de ne pas y guider une inconnue.

Mikoto fit quelques pas en direction de la femme toujours à genoux, et lui tendit sa main pour l’aider à se relever. « Mais si tu veux manger, on peut aller à Condéa. Il faut passer par là si tu veux voir le Mur avec les peintures. » Et aussi simplement que ça, la fille à la queue de singe proposa d’accompagner l’inconnue jusqu’à Condéa. Si on lui demandait pour quelle raison elle proposait son aide, il serait sans doute un peu difficile pour elle de trouver ses mots. Pour faire simple, une certaine personne lui avait appris qu’aider les autres n’était pas forcément quelque chose qui nécessitait une raison. Quant au fait de ne pas retourner au Village des Mages Noirs sans prévenir, ce n’était pas la première fois qu’elle faisait quelque chose comme ça, donc ce n’était surement pas très grave non plus.

La Génome repris la parole juste ensuite. « Si tu es intéressée par le Mur, ça veut dire que tu es une invoqueuse c’est ça ? » Un grand nombre de personne serait très probablement intéressé pour voir ce mur, et pas seulement les invoqueurs, mais Mikoto ne se rendait pas vraiment compte de ça. En plus, la fille en face d’elle, en plus d’avoir des ailes, avait une corne. Une couronne entière de cornes ! Il était donc tout à fait envisageable qu’elle soit en fait une puissante invoqueuse qui souhaitait voir le Mur des Invocations.

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A ÉTÉ POSTÉ Sam 1 Oct 2016 - 12:11

Cette jeune fille n’aimait donc pas regarder les choses mourir sans rien faire ? Dit de cette façon, ça sonnait un peu comme un enfant qui parlait… Suri n’aimait pas apporter de jugement hâtif, elle estimait que l’habit ne faisait pas le moine après tout, mais elle ne pouvait s’empêcher d’y penser… Comme n’importe qui dans cette situation. Cette fille était vraiment étrange en même temps, d’où sortait-elle ? D’où venait-elle ? Elle était apparue comme ça, d’entre les arbres, et Suri n’avait aucun moyen de savoir si elle venait d’une ville ou si leur rencontre n’était que dû à une curieuse coïncidence. L’endroit n’étant pas des plus sûrs avec les bêtes qui rôdaient, elle ne se permettait pas de supposer que cette personne eut été ici juste parce qu’elle se baladait ou prenait l’air… surtout en plein orage.

Ce qui parut surtout plus étrange encore, c’est qu’elle répondit à sa question, oui, elle lui avoua qu’il y avait un village dans les environs mais… qu’elle ne pouvait pas le lui montrer ? Les sourcils de Suri se haussèrent dans une moue aussi surprise qu’interrogative. Zut alors, mais où irait-elle ? Si ce village à proximité ne pouvait pas être exploré, elle allait devoir rebrousser chemin, même si elle ignorait complètement où elle était à vrai dire. Elle avait luttée contre le Diabolik pendant de longues minutes et leur conflit les avait menés très aléatoirement çà et là dans les cieux, propulsant Suri à des kilomètres de l’endroit où elle voulait se rendre initialement.
Pourtant, cette personne semblait vouloir l’aider. Elle lui tendit une main et lui expliqua qu’elles pourraient se rendre à Condéa, où elle pourrait manger. De toute façon, il faudrait passer par là pour aller voir ce mur avec les peintures. Suri sourit malgré elle à nouveau, elle parlait vraiment comme une jeune fille… et pourtant, elle ne semblait pas manquer d’éducation. Peut-être que ce village caché dans la forêt était isolé du reste du monde, et que ça expliquait l’éventuel vocabulaire juvénile de cette demoiselle. Quoi qu’il en soit, elle n’était pas méchante, elle ne manquait pas de bonne volonté, alors peu importe sa façon de s’exprimer, tant qu’elles se comprenaient.

Suri prit donc sa main – elle regretta, ensuite, puisque c’est ses griffes noires pointues qui serrèrent la toute petite main de cette jeune fille – avant de se lever et de la lâcher ensuite en pensant justement à ce détail un peu fâcheux. Elle devrait se recueillir un peu avant d’espérer reprendre sa forme humaine. Quelques minutes devraient être suffisantes.

« J’y suis passée il y a quelques… heures. » Approximativement ? Difficile à dire. « Je ne sais pas du tout par où ça se situe à partir d’ici par contre. » Mais pour sûr que cette jeune fille le savait si elle lui proposait d’y aller. Elle lui suggérait de l’accompagner aussi en toute évidence et Suri apprécia la possibilité de ne pas être obligée de faire route seule à nouveau. C’était déjà un peu le cas alors qu’elle voyageait, elle était donc on ne peut plus heureuse d’être tombée sur une personne qui était capable de la regarder sans frissonner d’horreur. Cela dit, elle espérait être capable de reprendre sa forme humaine bientôt, les ailes étaient lourdes dans son dos et ces écailles noires, qui formaient comme une armure autour de son corps, pesaient pas mal aussi. Elle était capable de transporter tout ça sans forcer mais elle était plus lourde que d’habitude et elle préférait la légèreté de ses mouvements habituels.

Alors qu’elle s’octroyait quelques secondes pour souffler à présent que la pluie avait cessée, l’étrangère l’interrogea sur le pourquoi elle désirait aller voir le mur. Elle supposa qu’elle était une invocatrice peut-être. Troublée par la question, Suri allait avoir le réflexe habituel de mentir sur ses origines, mais compte-tenu de la situation actuelle, ça ne servait pas à grand-chose… La fille la voyait déjà dans sa forme cachée alors à quoi bon raconter des bobards ? Surtout qu’elle semblait très franche, alors autant l’être aussi.
« Oh… Non, pas vraiment. A vrai dire, je suis une… demie-chimère, si on veut. » Il était difficile de mettre un nom sur une hybride. Elle n’aimait pas trop s’appeler de la sorte mais c’était la meilleure manière d’illustrer la chose. « Mon père est une invocation. Ma mère était humaine. » Comme ça, ce serait plus facile à comprendre. Justement, alors qu’elle terminait cette explication, une aura sombre l’entoura pour éclipser son apparence chimérique. Des papillons noirs s’envolèrent pour laisser apparaître sa tenue habituelle, avec son manteau rouge, ses yeux orangés et ses longs cheveux blancs. De suite, elle se sentit plus légère et l’exprima par un soupir de soulagement.

« Je préfère ça comme ça. » Dit-elle avec un doux sourire.

Cependant, quelque chose l’importunait à présent. Elles allaient voyager ensemble et elles ne s’étaient pas vraiment présentées. Comme cette personne connaissait maintenant son plus grand secret, autant essayé d’être amies, non ? Elle était plutôt étrange, certes mystérieuse, mais elle était gentille et elle avait acceptée de l’aider. Suri se décida donc à tenter sa chance.
« Je m’appelle Suri. Merci encore pour ton aide. C’est comment, toi ? » Demanda-t-elle en espérant qu’elle ne verrait pas d’inconvénient à lui partager cette information. Elle gardait cela dit l’histoire du village caché dans la forêt dans un coin de son esprit, elle comptait lui en parler pendant qu’elles marcheraient vers Condéa, mais pas tout de suite. Une chose à la fois, pour le moment, essayons les présentations et ensuite, on tenterait de papoter à propos de ce détail assez curieux.
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A ÉTÉ POSTÉ Lun 3 Oct 2016 - 17:44

Des griffes s’agrippèrent au poignet de Mikoto. Quelque chose d’hybride entre une serre d’oiseau et une main s’accrochèrent à sa propre main - c’était une sensation étrange. Les griffes pointues appuyaient sur sa chair, mais pas suffisamment fort pour la transpercer, ce n’était pas très agréable… un peu comme si on la pinçait. La génome ne porta pas vraiment attention à cela, il fallait s’attendre à quelque chose comme ça lorsqu’on tendait sa main à… une hybride femme-chocobo ? Quoi qu’il en soit, la jeune fille aida celle qui était à terre à se relever avant que cette dernière n’explique qu’elle était à Condéa il y a quelques heures, mais s'était un peu perdue depuis. Comment en allant de Condéa à Madahin Salee elle s’était retrouvée à affronter un dragon au dessus de cette forêt était là question qui trottait dans la tête de Mikoto - mais il semblait évident qu’elle ne connaissait pas ce continent, et ne savait peut-être même pas où se trouvait le Mur.

Une fois debout, l’inconnue était déjà bien plus impressionnante. Il faut dire que chacune de ses ailes devait à peu près faire sa taille, et il était difficile de s’en rendre compte lorsqu’elle était à terre. Etait-elle vraiment une invoqueuse ? La concernée réfuta cette supposition et ajouta, d’un ton qui semblait gêné et hésitant, qu’elle était en fait une demie-chimère. Fille d’une invocation et d’une humaine. Mikoto fut surprise d’apprendre cela, puisqu’elle n’avait jamais imaginée les invocations comme des êtres capables d’avoir des enfants, mais mit cela sur le fait qu’elle avait encore beaucoup à apprendre. À vrai dire, lorsque cela concernait les chimères, peu de monde pouvait se dire véritablement érudit. Peut-être cet oiseau de Toto, le tuteur de la reine Grenat, savait ce genre choses, mais pas grand monde d’autre… Et définitivement pas Mikoto.

Cependant, la jeune fille n'eut pas le temps de prendre la parole pour s’étonner, puisque quelque chose de bien plus extraordinaire se déroula sous ses yeux. Alors que la demie-chimère venait de lui dévoiler ses origines, cette dernière changea d’apparence comme par magie. Enfin, la magie avait sûrement quelque chose à voir là-dedans, puisque le lien entre les chimère et la magie était quelque chose de très fort, mais toutes les choses “bizarres” disparurent du corps de la jeune femme dans une aura sombre, laissant apparaitre quelqu’un d’autre qui lui ressemblait vaguement… À moins qu’il ne s’agissait toujours de la même personne. La Génome mit un court instant avant de comprendre que la femme avec des ailes, et celle avec le manteau rouge n’était qu’une seule et même personne ; elles se ressemblaient énormément si on s’arrêter au visage, mais elle ne serait pas sure de l’avoir reconnue si elle n’avait pas vue la transformation sous ses yeux.

Devant ce spectacle, même Mikoto eut un léger mouvement de recul - bien qu’il s’agissait plus là d’un mouvement dû à la surprise qu’à la peur. Cependant l’inconnue lui présenta un sourire amical et, après avoir annoncé préférer son apparence actuelle, se présenta sous le nom de Suri. La fille à la queue de singe hocha la tête avant de se présenter à son tour.

« Je suis Mikoto. Où sont passées les ailes ? Les chim… les demies-chimères peuvent entrer en Transe ? »
Et si comme toujours la Génome manquait un peu de tact, elle fit la relation entre ce qu’elle venait d’assister et le seul phénomène similaire à sa connaissance. En soi, sa comparaison n’était pas si éloignée de la vérité, bien que les deux situations étaient fondamentalement différentes. Cependant, Mikoto semblait s’être posée cette question à elle-même puisqu’elle repris immédiatement la parole ensuite.

« En ce qui concerne Condéa, nous ne sommes pas très loin, mais il nous faut faire un long détour pour pouvoir l’atteindre. Je suppose que d’abord, on devrait quitter la forêt. » La Génome pointa du doigt la direction à l'opposée de celle d’où elle venait d’arriver mais ne prit pas l’initiative de partir devant. Après tout, la femme au manteau rouge était guérie, mais surement la plus fatiguée des deux, et de loin.
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A ÉTÉ POSTÉ Sam 8 Oct 2016 - 14:07

Suri devait vraiment donner une impression étrange à cette jeune demoiselle, elle en avait conscience, mais elle était plutôt heureuse de ne pas avoir à porter ces grandes ailes sombres plus longtemps. Ce n’était pas vraiment qu’elle se dégoûtait, elle n’aimait juste pas les souvenirs que cette forme différente transportait pour elle. Elle ne se voyait pas particulièrement comme un monstre, mais devait admettre que le regard des autres sur cette apparence effrayante avait de quoi la faire frémir. Cela dit, sa rencontre avec cette personne lui semblait être propice… Propice à comprendre que certains individus, aussi curieux soient-ils eux-mêmes, ne la jugeraient peut-être pas dans l’immédiat.

Maintenant qu’elle avait récupérée une forme plus humaine disons-le, Suri se présenta à cette personne. Elle voulait donner un nom, son nom, et pas juste se faire interpeller comme étant la femme chocobo ou quelque chose de loufoque comme ça ! Surtout qu’elle n’était pas un chocobo noir… Ni une variété mutante de chocobo… Elle espérait juste que cette jeune fille aurait enregistrée cette information. Quoi qu’elle pourrait éventuellement trouver comique de se faire interpeller comme ça. C’était assez innocent, et c’était toujours plus agréable que de se faire pointer du doigt et de se faire traiter de monstruosité, ou d’erreur de la nature.
Cette fille, donc, s’appelait Mikoto. La demie-chimère sourit doucement. C’était un joli nom. Simple, avec une douce sonorité. Mikoto donc s’interrogea sur la disparition de ses ailes et lui demanda si les hybrides chimériques pouvaient entrer en Transe. Suri se sentit forcément confuse sur l’instant immédiat. La Transe ? Qu’est-ce que c’était donc ? Le seul terme qu’elle pouvait associer à une condition pareille, ce n’était pas trop lumineux, ce serait comme… se perdre mentalement ? Difficile à dire. Etait-ce la même chose pour Mikoto ? Suri pencha un peu la tête sur le côté, incrédule. Elle ne savait pas trop quelle était la bonne réponse.

« J’adopte cette forme plus ou moins volontairement. Elle s’éclipse après un temps, et les ailes avec… » En ce qui concernait cette histoire de Transe par contre, elle ne pensait pas pouvoir lui répondre. Suri ne l’interrogea pas davantage puisqu’elle ne voulait pas lui dire une bêtise et risquer de passer pour une idiote en posant une question qui passerait pour de l’évidence ! Non pas qu’elle ait déjà eut peur de paraître stupide en interrogeant quelqu’un, mais elle ne voulait pas bombarder Mikoto de trop de questions. Déjà, il faudrait savoir où se trouvait Condéa, car là était la question pour l’heure.

Concernant cette civilisation donc, puisqu’elles ne pouvaient pas rejoindre le village caché dans la forêt selon la fille à la queue de singe, ce n’était pas trop loin mais il faudrait sûrement faire un détour pour y parvenir. Ce serait assez long, certes, elles ne pouvaient pas simplement voler comme Suri l’avait fait, surtout que comme elle venait de le mentionner, sa transformation n’était pas entièrement dû à sa volonté. Elle devait le vouloir pour que ça fonctionne bien sûr, mais ça ne fonctionnait pas à tous les coups. Et d’abord, pour rejoindre Condéa, il faudrait déjà quitter la forêt comme elle l’indiqua. Suri tourna la tête vers la direction que Mikoto pointait du doigt.
« En effet, ce serait une bonne chose à faire pour commencer. » Dit-elle en souriant, mine de rien amusée par la simplicité et l’évidence de la chose. Elles entreprirent donc de marcher vers la sortie de la forêt, mais à présent, beaucoup de questions trottaient dans la tête de Suri… Déjà cette histoire de Transe, mais aussi ce village que Mikoto ne voulait pas lui dévoiler. Elle jeta un coup d’œil derrière elle comme si elle s’attendait à voir disparaître la forêt, comme si ce n’était qu’un mirage, mais il n’en fut rien. Les arbres restèrent bien hauts et les chouettes continuaient de voler maintenant que la pluie s’était arrêtée.

« Dis-moi, Mikoto… » Commença Suri en posant ses yeux dorés sur la blondinette. « Tu as dis tout à l’heure que tu ne pouvais pas me montrer le village dans la forêt. Il y a une raison particulière à ça ? Les gens qui y vivent craignent les étrangers ? » C’était la raison la plus plausible à ses yeux. Ça semblait évident que si quelqu’un se cachait du monde extérieur, ce serait pour ça… ou parce qu’ils camouflaient un grand secret aussi, qui sait…
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 12 Oct 2016 - 14:36

L’orage s’était calmé mais la forêt restait froide et humide. La femme-chocobo, qui ressemblait maintenant à une humaine normale, semblait être en meilleure forme que lorsque la Génome l’avait trouvée mais il restait facile de voir qu’elle était encore fatiguée. D’un autre côté, il fallait avouer que les yeux noirs qu’elle arborait sous sa forme chimérique ne l’aidait pas à avoir un joli teint, il était donc normal qu’elle paraisse plus en forme maintenant.Enfin, ne plus avoir le ventre à moitié ouvert par une griffe de dragon aidait également un peu. Quoi qu’il en soit, Suri semblait de meilleur humeur maintenant, et c’était une bonne chose… certainement. D’après cette-dernière, elle pouvait temporairement changer de forme de manière volontaire - ce qui était donc surement plus lié à son héritage chimérique plutôt qu’au pouvoir de la Transe comme l’avait d’abord supposé la fille à la queue de singe.

Finalement, les deux femmes qui venaient tout juste de se rencontrer commencèrent à marcher dans la direction indiquée par Mikoto - car comme le fit remarquer Suri, se serait déjà un bon début de sortir de la forêt. La Génome était curieuse, ce n’était déjà pas tout les jours qu’elle croisait quelqu’un qui n’était pas un autre Génome, un Mage Noir, ou un nain de Condéa, mais il devait être encore plus rare de croiser quelqu’un qui était aussi une chimère  Malheureusement, elle n’était pas non plus très douée pour la conversation, et se demandait bien quel genre de questions on pouvait poser à une demie-chimère… La reine Grenat ou Eiko avaient sûrement beaucoup de questions à lui poser d’ailleurs, dommage qu’aucune d’elles n’était présente au Village en ce moment.

Cependant, ce fut Suri qui fut la première à finalement poser une question, concernant le Village des Mages Noirs, et la raison pour laquelle Mikoto avait refusée de l’y conduire. La jeune femme supposa que les habitants du village craignait les étrangers, ce qui était faux mais pas très éloigné de la vérité non plus. Enfin, d’un point de vue extérieur, il y avait surement peu d’explications plausibles. Ainsi, la fille à la queue de singe secoua la tête avant de répondre.

« Pas tout à fait, c’est plutôt l’inverse en fait. Les étrangers craignent les habitants du Village, enfin une grande partie d’entre eux les craignent. Leur situation est compliquée, et beaucoup ont de bonnes raisons d’avoir peur d’eux et de leur en vouloir, alors on doit éviter de dire où se trouve le Village… Même si y’a pas grand monde aux alentours. »


Les Mages Noirs étaient à l’origine des armes de guerre vivantes, et avaient causés du mal à beaucoup trop de personnes. Ceux qui s’étaient “éveillés” regrettaient cela, mais ils ne pouvaient rien y changer, alors ils vivaient cachés. Le Mage Noir répondant au nom de Bibi était certainement l’un des seuls à avoir vécu en dehors du Village, et avait par moment souffert à cause des malheurs causés par ses semblables. Il était difficile de reprocher aux Mages Noirs de vouloir se cacher, de la même manière qu’il était difficile de demander à leur victimes de fermer les yeux sur leurs crimes passés. Enfin, Mikoto n’étant pas entrée dans les détails, il était possible que son interlocutrice ne comprenne pas tout à fait la situation et continue à se poser des question à ce sujet.

D’ailleurs, en mentionnant que le village n’avait que rarement de visites, principalement du au manque de population sur ce continent, Mikoto se demanda d’où avait bien pu arriver Suri. Si elle était du coin, elle ne se serait sûrement pas perdue en cherchant le Mur des Invocations, peut-être était-elle arrivée en volant depuis le continent de la Brume ? Il y avait aussi cet étrange sceau près du Village, que les Mages Noirs préférait éviter puisqu’un certains nombre de monstres en sortait régulièrement. Ainsi, alors qu’elles marchaient encore dans la forêt, la Génome se décida à faire part de sa curiosité à Suri.

« Du coup… Tu es arrivée d’un autre continent pour voir le Mur ? Avec tes ailes ? »

Traverser l’océan en volant était techniquement possible, mais la demi-chimère avait dit ne pouvoir rester transformée que temporairement et cela devait rendre les choses compliquées. La Route des Fossiles pouvait également être empruntée, mais peu de gens la connaissait, et encore moins nombreux étaient ceux capables d’en trouver l’entrée. Ce n’était pas pour rien que les Mages Noirs étaient relativement tranquilles sur le continent Extérieur, son accès étant très difficile.
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 19 Oct 2016 - 10:33

Lorsqu’on parlait de village caché, forcément, ça piquait la curiosité. Suri n’avait jamais entendu parler de quelque chose comme ça, même si l’idée qu’on puisse vouloir se camoufler du monde extérieur était une notion qu’elle saisissait bien. Elle crut à tort que c’était peut-être que ces gens avaient peur des étrangers, mais Mikoto éclaira sa lanterne en disant que c’était plutôt l’inverse ! Etonnant. Le peuple dit plus "normal" avait peur de ces individus ? Elle se questionna rapidement sur la nature de ces personnes, mais Mikoto affirma que c’était complexe comme situation, et qu’ils avaient raison à vrai dire de leur en vouloir et de les craindre. Peu à peu, un masque d’empathie et de mélancolie couvrit le visage de la belle aux cheveux blancs.
« Je vois… Je suppose que c’est compliqué, comme tu dis. » Grosso modo, du mal avait été fait par le passé, et les regrets avaient la vie dure ? C’est ainsi que Suri le comprit, et elle trouva fort dommage que les erreurs du passé empiètent ainsi sur le présent. Malheureusement, parfois, on y pouvait rien et après tout, elle ne savait pas ce qui s’était passé. Elle ne pouvait donc pas se permettre d’apporter son jugement.

En parlant du manque de civilisation plus généralement parlant, ça fit réfléchir la jeune fille aux cheveux de blé qui demanda alors à Suri d’où elle venait. Etait-elle arrivée d’un continent différent pour atterrir ici, en se servant de ses ailes pour atteindre sa destination – très inopinément avouons-le. Maintenant qu’elle le disait, Suri n’était pas certaine. Parfois, à court-terme en tout cas, il lui semblait avoir des trous de mémoire lorsqu’elle se transformait. Ses souvenirs lui revenaient après un certain laps de temps. Comme elle venait tout juste de reprendre sa forme humaine, c’était encore assez flou, aussi ne pouvait-elle pas répondre clairement à Mikoto.

« Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas certaine de m’en souvenir. » Mais il y avait bien une chose dont elle était sûre. « Je ne viens pas de ce monde. J’ai touché l’un de ces curieux symboles et il m’a emmené ici. Ensuite, c’est assez indistinct. Je me rappelle seulement avoir entendu parler de ce mur et avoir voulut m’en approcher, mais comme je te l’ai dis, je me suis métamorphosée contre mon gré une fois à proximité du village où il se situe… et ensuite, ce dragon m’a attaqué. » Elle allait s’en souvenir longtemps de ce dragon mine de rien. Quelle vilaine bête ! Et dotée d’une bonne puissance aussi. « Notre combat m’a emmené jusqu’ici et il a gagné. Je me suis écroulée dans la forêt et c’est là que tu m’as trouvée. »
On noterait que son sourire était reconnaissant en disant ces derniers mots.

« Merci encore d’ailleurs. Sans toi, je pense que ces chouettes auraient fini par se servir de moi comme d’apéritif. » Elles ne semblaient même pas avoir peur d’elle en plus ! Elle n’en revenait toujours pas. Quoi que même Mikoto n’avait pas eut peur d’elle en la voyant, elle l’avait même méprit pour un chocobo… Existait-il des chocobos qui ressemblaient à ça sur ce monde ? Ils devaient être terrifiants si c’était le cas… Y penser donnait une drôle d’image d’ailleurs.

D’ailleurs, Mikoto, parlons-en. Elle était vraiment étrange. Alors qu’elles sortaient de la forêt pour être accueillit par un ciel nocturne particulièrement claire en cette nuitée – il avait cessé de pleuvoir et les nuages s’en étaient allés – Suri jeta un coup d’œil à cette curieuse jeune fille en se demandant vraiment qui elle était. Elle dégageait quelque chose d’inhumain, mais elle aussi, finalement. Ce n’était pas un jugement hâtif ; elle avait juste le flair pour ce genre de choses. Cette personne était étrangère à cette terre, mais comment ? Pourquoi ? Allez savoir. Cela dit, il y avait une autre question qui piquait la curiosité de Suri, une question plus… normale.
« Excuse-moi si ça semble bizarre comme interrogation, mais quel âge as-tu ? Tu me sembles jeune pour être toute seule. » Enfin, elle disait ça… Elle s’était débrouillé toute seule très jeune dans sa vie. Mais quand on regardait Mikoto, on ne lui donnait pas l’âge adulte, ça c’était clair, quoi qu’elle avait peut-être dix-huit ans et Suri se mettait le doigt dans l’œil. Peut-être quatorze, peut-être seize, peut-être avait-elle simplement l’air jeune hein ? C’était possible.

Et Suri ? Elle ne savait même pas quel âge elle avait.
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A ÉTÉ POSTÉ Mar 25 Oct 2016 - 11:33

Expliquer la situation dans laquelle se trouvait les Mages Noirs du Village sans dévoiler qui ils étaient et ce qu’ils avaient fait n’était pas une chose aisée, mais Mikoto avait au moins réussi à faire comprendre à son interlocutrice que la situation était compliquée - c’était déjà ça. Suri semblait avoir été intriguée par ce village caché au milieu de la forêt sur un continent désolé, mais avait compris que la fille à ses côtés ne lui en dirait pas beaucoup plus de toute façon, alors elle ne pressa pas sa curiosité.Enfin, la conversation changea vite de sujet alors que la Génome s’enquit de comment la demie-chimère avait bien pu atterrir - littéralement - sur ce continent. La concernée n’avait cependant pas beaucoup de réponses à apporter, se rappelant très mal des évènement qui pouvaient suivre l’une de ses transformations.


Cependant, elle raconta quand même ce dont elles se souvenait : elle ne venait pas de ce monde et y était arrivée en touchant un étrange symbole, entendit parler du Mur, et se transforma sûrement lors de sa recherche, puis vint son combat contre un dragon au dessus de la forêt. La partie la plus bizarre était celle de ce symbole, mais Mikoto fit le lien avec celui qui se trouvait non loin du Village des Mages Noirs, et duquel de nombreuses créatures étranges étaient déjà sorties. Ainsi, ces symboles connectaient des mondes entre eux ? Ca… ce n’était pas bon signe. Un frisson parcouru le dos de la jeune fille lorsqu’elle parvint à cette réalisation, qui lui rappelait les évènement quelques années plus tôt qui l’avait amenée sur cette planète.


Soudainement perturbée, la Génome tenta de faire de son mieux pour ne rien laisser paraître alors que ses yeux se braquaient peu naturellement sur son interlocutrice. Cette dernière souriait alors qu’elle était encore en train de parler, mais ses paroles rentraient par une oreille et ressortaient par l’autre. Sa transformation ressemblait à une Transe mais… ce n’en était pas une. Et elle n’avait pas de queue de singe à la manière des Génomes. Et elle n’aurait aucune raison de vouloir chercher le Mur des Invocations si elle avait été envoyée ici pour créer le chaos. Et elle souriait - cela semblait sincère au moins. Mikoto se rassura, l’histoire de Suri avait plus de sens si elle ne venait pas de Terra ou d’un autre monde au passé et aux méthodes similaires. Et puis cela expliquait les monstres étranges qui rodaient maintenant dans la forêt.


Puis soudain, la jeune fille à la queue de singe fut ramenée à la réalitée lorsque Suri lui posa une question inattendue. « Hein ? » lâcha maladroitement Mikoto, plus par réflexe que parce qu’elle n’avait pas compris la question. Les deux femmes étaient tout juste sorties de la forêt, et la Génome avait été tellement décontenancée par ses propres pensées qu’elle n’y avait même pas portée attention. Et maintenant, voilà que Suri s’était décidée à lui poser la question piège. Tout à fait consciente du problème que pouvait poser son âge réel par rapport à celui de son corps, Mikoto hésita un peu avant de répondre. La femme vêtue de rouge semblait surtout la trouver jeune pour être du genre à se balader seule en forêt, donc il était évident que lui donner “l’âge de son corps” ne la rassurerait pas beaucoup sur ce point là puisque son apparence physique semblait être le problème.


Ainsi, la Génome se décida finalement à répondre la vérité, se disant qu’elle n’avait pas d'intérêts particulier à le cacher. « C’est vrai que je ne fais pas vraiment mon âge. Tu risques d’être surprise, mais j’ai seulement quatre ans. » C’est vrai qu’il y avait de quoi être surpris, il ne faisait aucun doute que Suri ne s’attendait pas vraiment à ça. Cependant, Mikoto ne s’en faisait pas trop - ce ne serait pas très juste de la part d’une demie-chimère de trouver cela étrange. Enfin, cela méritait tout de même quelques explications supplémentaire. « Je suis née aux environs de l’âge de quatorze ans, alors je suppose qu’on peut aussi dire que j’ai dix-huit ans, mais ce serait faux aussi. » tenta d’expliquer la jeune fille. Cette dernière réalisa rapidement que l’usage du mot “née” pourrait induire en erreur, mais elle n’aimait pas trop utiliser “créée” - que ceux soit pour elle ou pour les autres Génomes.
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A ÉTÉ POSTÉ Sam 29 Oct 2016 - 16:06

Note :
 

La question de Suri était somme toute inattendue, cette dernière pouvait comprendre l’étonnement - ou l’incrédulité - de Mikoto quant à son interrogation. En même temps, c’était un peu impoli en théorie de demander à une femme son âge, mais on jugeait plus incorrect de questionner une vieille femme à ce sujet. Mikoto ne lui semblait pas être dans l’âge d’or, alors elle jugea rapidement qu’elle ne verrait aucun inconvénient à se faire poser la question.

Heureusement, comme elle le pensait, Mikoto ne le prit pas mal. A vrai dire, elle répondit le plus simplement du monde ; en vérité, elle avait quatre ans. Suri n’était pas certaine d’avoir bien entendu… Quatre ans ? Comment pouvait-elle avoir quatre ans ? Dubitative, elle haussa légèrement les sourcils en se demandant au moins deux ou trois fois si elle avait entendu convenablement, ou si elle avait rêvée. Mais non, Mikoto poursuivit le plus naturellement possible en dévoilant qu’elle était née à l’âge de quatorze ans… mais que comme elle avait quatre ans en âge réel, elle avait donc en théorie dix-huit ans ? Oula, tout ça, c’était bien compliqué.
« Je, euh… » La confusion l’empêcha de savoir où poser sa question en premier. Mikoto était-elle née… artificiellement ? Elle avait dit née, mais Suri savait bien qu’un enfant ne naissait pas avec cette apparence - ni avec celle d’un enfant de quatre ans - et donc il n’y avait pas trente-six réponses pour ses propres interrogations. C’était plutôt tendu du coup, peut-être était-ce un sujet difficile pour la jeune fille aux cheveux de blé, peut-être qu’elle ne voudrait pas en parler plus en profondeur… Quoi que si c’était si pénible, elle n’aurait pas répondu si facilement, sans doute. Elle l’espérait.

Suri fixa l’horizon devant elle, avant de trouver comment détourner sa question.
« Et… tes parents ? Ils sont dans ce village caché ? » Ou son ou ses créateurs, elle ne savait pas trop comment demander ça.

Plus ça allait, plus Mikoto lui semblait être enrobée de mystères. Dès le départ, elle avait crut remarquer qu’elle était effectivement du genre extraordinaire, son absence totale de réactions à son apparence plus qu’inhabituelle, sa façon de s’exprimer, même de marcher, il y avait quelque chose qui sortait clairement de l’ordinaire… quoi que Suri n’était pas très bien placée pour parler de ça.

« Ne t’en fais pas de toute façon, c’est vrai que c’est étonnant, mais pour être honnête, je ne sais même pas quel âge j’ai. » Après avoir passé autant de temps dans le monde des chimères, elle avait juste perdue le compte. En théorie, on pourrait lui donner chronologiquement que quelques années aussi, un peu comme Mikoto. Mais c’est que le temps, pour elle, s’était écoulée dans le monde des chimères, où elle avait grandit et affronter un entraînement de rude haleine pour maîtriser sa transformation.
Maintenant qu’elle y pensait d’ailleurs, c’était un peu hypocrite de sa part de se surprendre de l’âge de Mikoto alors que elle-même, elle avait un côté assez extraordinaire pour ça. Enfin, à voir déjà ce que Mikoto lui dirait sur sa famille. Si elle en avait une.

Elles avaient quittées la forêt, et maintenant qu’elles marchaient sous un ciel plein d’étoiles, Suri se surprenait souvent à lever la tête pour admirer les cieux. Dans cette forêt, elle ne les voyait pas, ces étoiles, petits points scintillants qui semblaient si insignifiants de leur position. Pourtant, c’était plutôt mystique comme petites choses. Les monstres ne semblaient pas trop être de sorties en plus, elles étaient tranquilles, mais un ennemi était vite arrivé… Il valait mieux rester sur ses gardes et éviter de trop rêvasser.
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A ÉTÉ POSTÉ Mar 6 Déc 2016 - 10:35

Encore une fois, vraiment désolé pour le retard ><. On attendra la fin de ton autre combat du coup ^^'

Alors que le temps avait finit par se découvrir pour laisser apparaître un ciel étoilé, le duo de femmes encore trempées avançait en direction de la ville de Condéa. Celle aux longs cheveux de couleur albâtre avait posé une question à l’autre, et était maintenant décontenancée par la réponse qu’elle avait reçue - sa confusion était visible sur son visage. La fille à la source de cette confusion ne se sentait pas du tout insultée, car elle savait qu’il fallait au moins s’attendre à ce genre de réaction de la part que quelqu’un qui ne savait pas ce qu’était un génome. Comme la fille à la queue de singe l’avait dit, son apparence était celle de quelqu’un qui avait environ dix-huit ans, n’importe qui aurait été surpris d’apprendre qu’elle n’en avait que quatre en vérité.


Hésitante, Suri bégaya un peu avant de poser sa question suivante - la génome ne savait pas si elle avait simplement du mal à trouver ses mots ou si elle hésitait à poser des questions peut-être un peu trop indiscrètes. Quand on y pensait, il était amusant de voir une demi-chimère se sentir mal à l’aise à cause de l’âge d’un autre… À moins qu’elle était plus proche des humains sur ce point là ? Maintenant, Mikoto était curieuse à ce sujet également. Elle ne savait pas grand chose sur les chimères après tout, vieillissaient-elles seulement ? Quoi qu’il en soit, son interlocutrice posa finalement sa question : demandant si ses parents se trouvaient également dans le village.


L’expression de Mikoto se figea instantanément. Techniquement, la seule personne qui pouvait être appelée “son parent” était le vieil homme de Terra qui l’avait créée elle et les autres génomes : Garland. Et s’il était son créateur, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il n’ait vraiment jamais agit comme un “parent” ; et encore, Mikoto avait reçue le traitement de faveur en tant qu’Ange de la Mort comparée aux autres génomes qui se contentaient de vivre en attendant le retour des âmes Terranes. Enfin, Garland était un homme du passé maintenant, et expliquer toute la situation à Suri serait bien trop compliqué de toute façon.


Ainsi, alors que la génome s'apprêtait à répondre, la demie-chimère reprit rapidement la parole pour la rassurer. Elle était surprise d’apprendre que la fille à ses côtés avait en vérité seulement quatre ans, mais elle avoua qu’elle ne connaissait pas son propre âge elle-même après tout. Ah ? Etait-ce parce qu’elle ne savait pas quand elle était née, ou était-ce dû à ses origines chimériques ? Peut-être un peu des deux. « Mes... Mon seul “parent“ est mort il y a quelques années. Mais tout mes frères et soeurs vivent dans le village oui; enfin presque tous. » Djidane ayant grandi sur ce monde, il avait beaucoup d’attachements ailleurs - même si il repassait parfois par le Village des Mages Noirs.


Mikoto enchaîna afin d’assouvir sa curiosité sur les points qui lui étaient passés par la tête lors de sa discussion.  « Je m’y connais pas beaucoup en chimères. Est-ce qu’elles vieillissent ? Et toi ? » La génome ne faisait pas vraiment preuve de tact, et ne s’en rendait pas particulièrement compte non plus. Cependant, et bien que ce n’était sûrement pas là l’intention de départ de Suri, elle avait également répondue à quelques questions gênantes - il ne devrait donc pas y avoir trop de problèmes.
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A ÉTÉ POSTÉ Jeu 15 Déc 2016 - 12:14

Spoiler:
 

Mikoto ne semblait pas vraiment savoir quoi répondre. Suri s’imaginait qu’elle devait avoir des parents, mais c’était surtout parce qu’elle ne savait pas du tout comment l’univers des génomes – ni même de ce monde plus généralement parlant – fonctionnait. Du coup, Mikoto dû improviser une sorte de réponse en disant que son seul parent était décédé il y avait des années de ça. Cependant, même si Suri se sentit désolée pour elle, elle se rendit compte qu’elle n’était pas si seule ; elle avait encore de la famille puisqu’elle avait des frères et sœurs. Ils vivaient tous dans le village. Enfin, presque tous, disait-elle.
« Au moins tu n’es pas toute seule. » Répondit Suri en souriant doucement. C’était dommage d’être seule quand même dans la vie… De son côté, elle était seule certes, elle ne pouvait pas retourner sur la Planète Bleue et la seule personne qui la comprenne vraiment n’était pas aisément accessible. Pourtant, elle luttait chaque jour pour réussir à le rejoindre.

Mais si Suri avait beaucoup d’interrogations au sujet de Mikoto, la jeune fille aux cheveux de blés en avait aussi, et présenta sa curiosité en lui demandant si les chimères vieillissaient. Elle voulait surtout savoir si c’était le cas de Suri, qui semblait humaine, mais qui pourrait bien être immortelle si elle avait du sang de chimère, non ? Curieusement, elle n’y avait jamais vraiment pensé. Lorsque Mikoto lui posa la question, elle haussa les sourcils d’étonnement avant de lever les yeux vers le ciel nocturne.

« C’est une bonne question. » Elle se permit de sourire un peu en se disant que ce serait assez amusant qu’elle ne vieillisse pas. « Les chimères ne vieillissent pas non, pas que je sache… Mais comme je ne suis qu’à moitié chimérique, je pense éventuellement que je dois avoir, peut-être, une espérance de vie plus longue que la moyenne des humains ? J’en sais trop rien. »
Ce n’était pas vraiment le genre de questions à laquelle un médecin pourrait répondre par exemple. Personne ne pourrait le savoir, seul le temps, littéralement, pourrait lui dire si elle vivrait plus longtemps que la normale ou pas. La jeune femme haussa finalement les épaules. Un jour, peut-être le saurait-elle, mais certainement pas maintenant puisqu’elle avait vécue, jusqu’à présent, autant d’années qu’un être humain plus lambda – bien qu’elle ne saurait dire quel âge elle avait.

« Et tes frères et sœurs ? » Demanda-t-elle pour poursuivre sur cette conversation, c’était intriguant mine de rien. « Ils sont comme toi ? Ils ne font pas leur âge ? » C’était vraiment une façon de parler, mais elle ne voyait pas comment dire ça. Mikoto avait dit avoir techniquement quatre ans, mais être née avec ce corps de jeune fille de quatorze ans – ou dix-huit si on comptait les années supplémentaires. Du coup, comme elle avait dit avoir des frères et sœurs, on ne pouvait que se demander si c’était leur cas aussi…
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 28 Déc 2016 - 12:03



Griffon surgit du ciel et engage le combat !

Mikoto : 1 020/1 020hp • 650/650mp • Limite : 0% • Hypnose, AspiMP, DefMutisme, AttSomni (25%) • (3 actions)
Suri : 452/760hp • 72/130mp • Limite : 73% • DemiMP, Bravoure, DefMutisme, AttSanguine (15%) • (1 action)
Griffon : 100% hp


Je vois quand je peux poster à la suite avec Miko' ;)
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 4 Jan 2017 - 11:43

Suri tenta de réconforter Mikoto en lui disant qu’au moins, elle n’était pas seule. Cependant, les circonstances compliquées de la génome firent qu’elle ne savait pas trop comment réagir à cette déclaration. Pour sûr, elle n’avait jamais été “seule” au sens strict du terme, puisqu’elle avait toujours vécue entourée des autres génomes. Cependant, elle avait également l’impression qu’elle avait été seule pendant tout ce temps là aussi, jusqu’à que Djidane arrive sur Terra. Enfin, pour être plus précis, elle et les autres génomes avaient étaient seuls à leur manière lors de leur vie sur la planète morte, mais les choses avaient commencées à évoluer une fois arrivés dans le Village des Mages Noirs. Quoi qu’il en soit, la jeune fille jugea rapidement que cela ne l’avancerait pas beaucoup de se poser trop de questions et continua la conversation au sujet des chimères.

Hésitante, Suri n’était pas sûre de la réponse à donner au sujet de son espérance de vie. D’après elle, les chimères ne vieillissaient pas, mais elle ne pouvait répondre quand à si c’était le cas des demi-chimères. Peut-être était-elle immortelle, peut-être pouvait elle seulement vivre un peu plus longtemps qu’un humain normal, peut-être autre chose. Décidément, sa position devait être compliquée aussi. Certaines personnes s’inquiétaient beaucoup de “combien de temps” il leur restait avant de mourir; “le temps de fonctionnement” comme dirait les Mages Noirs. Enfin, si elle ne savait pas, ce n’était pas comme si Mikoto pouvait y faire quelque chose, alors elle hocha simplement la tête.

Ainsi, Suri posa à son tour une nouvelle question, au sujet des autres génomes cette fois. Elle se demandait si les frères et soeurs de la jeune fille étaient dans la même situation qu’elle, à “ne pas faire son âge”. Il n’y avait pas besoin d’être un génie pour comprendre que la “famille” de la fille à queue de singe était étrange depuis leur conversation, alors la femme aux cheveux albâtre se montrait curieuse, c’était normal. Encore une fois, Mikoto hocha la tête. « Oui. Sauf l’un d’eux, seul l’un d’entre nous a eu une enfance à peu près normale. Tu aurais peut-être même déjà entendu parler de lui si tu étais de ce monde. » De toute évidence, la génome parlait là de Djidane.

Le Village des Mages Noirs était un secret pour la plupart du monde, et il en allait de même pour les génomes qui y vivaient; mais beaucoup étaient ceux qui connaissaient Djidane. Lui et ses amis avaient sauvés le monde après tout. Et même maintenant, il était en position de prétendre au titre de roi, mais Mikoto avait du mal à suivre ce genre d’histoire alors elle ne savait pas si c’était vrai ou non. Mais les pensées de la jeune fille furent vite coupées par un cri perçant venu du ciel.

La génome reconnu immédiatement ce cri appartenant certainement à un Griffon, qui vivaient dans les alentours du Village. Levant les yeux au ciel, Mikoto jugea que le monstre avait repéré le duo au sol et avait sûrement choisi de faire d’elles son repas. La magicienne tourna son regard vers Suri, qui n’était sûrement pas encore très reposée après toutes les mésaventures qui lui étaient arrivées avant de finir en chute libre au dessus de la forêt. « Je crois que l’on va devoir se battre. Tu as pu récupérer un peu ? » Demanda calmement Mikoto alors qu’elle sortait une dague d’apparat de son dos. En ce qui la concernée, elle avait l’habitude de ce genre de rencontre, mais en ce qui concernait celle qui avait beau posséder du sang de chimère, elle était encore très blessée il y a peu et probablement encore fatiguée.

Ainsi, la magicienne décida quand même d’assurer ses arrières et de régénérer encore un peu la vitalité de son alliée avant de passer à l’attaque. Canalisant son énergie magique, Mikoto lança un sort de soin sur Suri avant de se retourner vers leurs adversaire qui venait de se poser bruyamment au sol. La génome n’était pas vraiment expérimentée en combats ou autre, mais elle était dotée d’une grande maîtrise de la magie et était donc plus que capable de se débrouiller contre des monstres, elle commença ainsi à envoyer un sort de feu suivit d’un sort de foudre sur le gros volatile.

Mikoto utilise Soin sur Suri
Brasier sur Griffon
Foudre sur Griffon
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A ÉTÉ POSTÉ Sam 7 Jan 2017 - 10:47

Tous les frères et sœurs de Mikoto étaient un peu comme elle, sauf un : un d’entre eux avait eut droit à une enfance convenable, à peu près, une véritable enfance pendant laquelle il avait vécu comme un membre de ce monde et non pas une création comme Mikoto semblait l’être à en croire ses paroles. Il semblait être connu d’ailleurs car elle mentionna que si Suri venait de ce monde-ci, elle en avait sûrement déjà entendu parler. Cela dit, ce n’était pas le cas. Elle ne voyait donc pas de qui il pouvait s’agir du coup.
« Et tu considères qu’il a eu de la chance ? » Demanda-t-elle innocemment en souriant. Peut-être que Mikoto pourrait penser le contraire, ou ne rien penser du tout à ce sujet, justement parce qu’elle n’avait pas connue cette notion et ne ressentirait ni envie ni jalousie vis-à-vis de la situation de ce frère si unique. Suri commençait à comprendre qu’elle n’avait jamais vraiment expérimentée "la vie" en tant que telle, si bien qu’elle se permettait de lui poser des questions de ce genre pour voir si ça la ferait réfléchir ou si elle ressentirait quelque chose – en restant cependant respectueuse des limites de la décence évidemment.

« J’avoue que j’aurais envié quelqu’un qui a eu une enfance normale. La mienne a été tumultueuse avec cette histoire de demi-chimère… » Elle avait tuée sa mère à la naissance parce que le nouveau-né qu’elle était avait paniqué en restant coincé dans les entrailles de sa pauvre maman, et s’était transformé en chimère en plein accouchement… Disons-le, elle avait éventrée sa mère et c’était un fardeau qui pesait lourd, même si elle était parfaitement au courant que ce n’était pas de sa faute. Pour le reste, elle avait vécue dans le royaume des chimères pendant de très longues années, années qui passèrent pour quelques jours dans le monde normal. On ne pouvait donc pas trop dire qu’elle avait grandit comme toutes les petites filles de son âge…

La conversation fut cependant coupée courte à cause d’une grossière interruption ; un puissant cri dans le ciel. Ce cri strident annonçait évidemment l’arrivée prochaine d’un ennemi… sans doute un oiseau. Suri leva les yeux vers les cieux à la recherche de ce monstre, peut-être passerait-il simplement au-dessus d’elles… L’hybride fronça les sourcils avant d’entendre Mikoto lui demander si elle se sentait apte à combattre. Il était vrai qu’elle avait fait une très vilaine chute.
« Ça va aller, merci. Grâce à toi, je pense que je serais en mesure de me battre. » Elle lui adressa un sourire brillant de reconnaissance avant d’adopter de nouveau un masque de sérieux et de détermination en voyant le griffon tomber lourdement devant elles en poussant un puissant cri de guerre. Il engageait le combat ouvertement. Suri sentant qu’elle avait une dette envers la petite génome aux cheveux de blé, elle dégaina son arme – elle frappa dans le vent avec sa main gantée de métal et une longue lame noire apparut soudainement – avant de se mettre en position de combat, prête à en découdre.

« Bien, si c’est un combat que tu veux, je vais te déplumer. » Elle se positionna de sorte à être un peu plus en avant. Elle ne voulait pas que Mikoto soit la cible prioritaire de ce gros oiseau aux griffes acérées, malheureusement, elle était encore un peu lente sur les réflexes et ne pouvait pas garantir être capable d’intercepter tous les coups…

Suri Chimère sur Suri
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A ÉTÉ POSTÉ Lun 9 Jan 2017 - 9:14



Mikoto : Soin > +384hp (Suri) • -4mp (Mikoto)
Mikoto : Brasier > -358hp (Griffon) • -4mp (Mikoto)
Griffon : Griffes Perçantes > Raté (Mikoto)
Foudre : Foudre > -358hp (Griffon) • -4mp (Mikoto)
Suri : Chimère > Booster+  (Suri) • Bravoure+ (Suri) • -20mp (Suri)

Mikoto : 1 020/1 020hp • 638/650mp • Limite : 0% • Hypnose, AspiMP, DefMutisme, AttSomni (25%) • (3 actions)
Suri : 760/760hp • 52/130mp • Limite : 73% • DemiMP, Bravoure, DefMutisme, AttSanguine (15%), Booster+ (5), Bravoure+ (5) • (1 action)
Griffon : -716hp
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A ÉTÉ POSTÉ Lun 16 Jan 2017 - 11:05

La dernière question de Suri prit Mikoto de cours : était-elle jalouse de son frère qui avait connu une enfance “normale” ? Elle ne s’était jamais posé cette question elle-même et n’avait donc pas de réponse à donner; ce n’était pas évident. Enfin, techniquement parlant, si la génome ne s’était jamais posée la question, cela sous-entendait fortement qu’elle n’avait jamais entretenue de jalousie à l'égard de Djidane sur ce point ; mais dire qu’elle n’avait jamais regretté le temps qu’elle avait passée sur Terra serait mentir. Bref, la question n’était pas évidente. En ce qui concernait Suri, cette dernière admit rapidement qu’elle enviaient ceux qui auraient eu “une vie normale”; il fallait croire que grandir en tant que demie-chimère n’était pas une chose facile pour une enfant non plus.

C’est à ce moment là que le griffon apparut et coupa court à la conversation. Mikoto ne sachant pas encore tout à fait quoi répondre, se concentra d’abord sur le monstre qui leur faisait face - déversant sur lui une chaîne de sorts offensifs. De son côté, la demie-chimère rassura la génome en lui expliquant qu’elle devait être en mesure de se battre grâce aux soins prodigués un peu plus tôt - enfin, c’était rassurant mais il ne valait mieux pas non plus pousser sa chance ! La jeune fille à la queue de singe avait décidée de ne pas lésiner - il leur restait encore pas mal de marche avant d’atteindre Condéa après ça. L’oiseau aux griffes acérées tenta d'agripper Mikoto, mais cette dernière évita l’attaque de justesse.

La magicienne reprit un peu de recul après avoir évité l’attaque du monstre, et reprit l’incantation de sortilèges. Du coin de l’oeil, elle remarqua Suri armée de ce qui semblait être une épée noire, et se demanda instinctivement s’il s’agissait là d’une arme normale où de quelque chose qu’elle tirait de ses pouvoirs de chimère ? Après l’avoir vue dans la forêt, elle l’aurait plutôt imaginée se battre à coups de griffes… un peu comme un chocobo énervé en fait. La demie-chimère lui avait expliquée qu’elle ne pouvait pas se transformer à volonté, il était donc normale qu’elle utilise une arme le reste du temps en fait; ou alors elle aurait pu y aller à coup d’ongles, mais contre un monstre de la taille d’un griffon elle se serait juste fait mal évidemment.

En même temps, Mikoto avait continuée à réfléchir à la question que Suri lui avait posée un peu plus tôt; était-elle jalouse de l’enfance qu’avait vécue Djidane ? Eh bien, peut-être aurait-elle voulue vivre une enfance comme ça, oui. Mais après réflexion, la génome jugea que la question ne se posait pas vraiment dans son cas. Etant “née” à un âge avancé, il était impossible dans aucune situation pour la personne nommée “Mikoto” de vivre une enfance tout court. Même dans le cas où Garland avait créé une génome plus jeune et que, pour une raison quelconque, elle s’était retrouvée éduquée sur Héra plutôt que sur Terra, alors cette personne ne serait pas “Mikoto”; elle serait fondamentalement différente à la base. Ce n’était pas comme si Mikoto avait été privée d’une enfance normale en restant sur Terra; elle n’avait jamais été éligible au concept même de l’enfance.

« Dis Suri. Tu aurais préférée avoir une enfance normale, c’est ça ? Mais entre l’enfance que tu a vécue, et ne pas avoir d’enfance tout court, qu'aurais-tu préféré ? » demanda simplement la génome au milieu de l’action. Elle n’avait finalement pas répondu à la question qu’on lui avait posée, mais son train de pensée transparaissait naturellement dans la question qu’elle posait en retour. Il était difficile pour elle de se placer à quel point elle devait se considérer chanceuse ou non après tout. Djidane semblait heureux de la vie qu’il avait vécue, mais peut-être était-il un cas particulier ? Les Mages Noirs, par exemple, semblaient pour la plupart regretter ce qu’ils avaient fait avant de se “réveiller”. Peut-être auraient-ils préférés ne pas le vivre tout court. Peut-être en était-il de même pour Suri. Peut-être Mikoto devait se contenter du présent agréable qu’elle vivait actuellement - même en prenant comptes des attaques de griffons et autres.

Mikoto utilise Glacier, Brasier, Foudre sur le Griffon.
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La frontière entre deux mondes
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