Cinquante nuances de Tsviets
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A ÉTÉ POSTÉ Mar 27 Sep 2016 - 17:44


Broken Angel


No one will ever stand above me. No one. I just can't allow it.”
Rosso


Tout du long de sa glorieuse existence, Wutaï avait représenté bien des choses pour bien des gens. Quand il n'était pas l'ennemi, le Léviathan aux crocs taillés dans les roches de l'Enfer prêt à dévorer Midgar d'un seul coup de mâchoire, il devenait alors tour à tour le marchand des plaisirs à l'oriental, le pays lointain à la brume fraîche et la rosée matinale, ou encore l'héritier du puissant Da-Chao béni par les eaux. Pour Rosso, dont les oreilles avaient longtemps été endoctrinées à la première de toutes ces choses plutôt qu'aux autres (la haine aidait à tuer, la rosée et les épices beaucoup moins), l'archipel et ses légendes ne dépeignaient pour autant aucune d'entre elles. Ils étaient plus, bien plus : ils étaient l'inconnu. Et lorsque la majeure partie d'une existence avait été dédiée à des sous-sols, peu de choses autre que l'inconnu pouvaient se targuer de susciter autant d'émoi et d'impatience que L'Écarlate en ressentait à ce moment présent.

Le ferry touristique en partance de Junon avait quitté son embarcadère tard dans la soirée, symbolisant non seulement le dernier départ d'une rude journée dont la lourde affluence avait mis bien des paires de nerfs à l'épreuve, mais aussi celui de nombreuses âmes égarées pour qui l'administration maritime et ses travers ne tarderaient pas à devenir le cadet de maints et douloureux problèmes. Mais pour l'heure, la lionne attendait, retranchée dans l'ombre d'une salle des machines à l'entretien douteux ; et pendant que les engrenages tournaient à plein régime, elle réfléchissait. À bien des choses, et la plupart ne méritaient pas même qu'elle s'en souvienne, mais surtout à ce qui l'attendrait là-bas, de l'autre côté des flots. Rosso n'avait rencontré que peu de personnes originaires de Wutaï, et elle n'avait aimé aucune d'entre elles : de la gamine effrontée qui lui avait ôté le plaisir d'étaler la matière grise de Valentine sur son poing à la vermine Tsviet qui fuyait les combats pour ensuite en licher les avantages, les raisons pour L'Écarlate de se contenter d'une simple visite de courtoisie au pays du Croissant ne se bousculaient pas au portillon.

Lorsque le navire reconverti en bateau-tombe brisa lamentablement sa coque sur les récifs qui ceinturaient les plages blanches de l'archipel, Rosso n'était déjà plus à bord. La patience était l'une de ses rares faiblesses, et c'est ce côté faible qui avait remporté la bataille de l'attente alors qu'elle voyait sa destination se dessiner de plus en plus clairement à mesure que la distance qui l'en séparait s'amenuisait. La Tsviet s'était lancé du pont dans l'eau avec une grâce si rare que les passagers, pour peu qu'ils fussent encore en état d'y assister, s'en seraient probablement souvenu jusqu'à la fin de leur existence - pour peu, une fois encore, qu'elles ne fussent pas toutes déjà terminées. Mais le plaisir de la baignade se révéla bien court, comme toutes les autres joies de la vie que Rosso avait découvert jusque-là ; la dixième de lieue qui s'étendait entre elle et le littoral s'évapora en une poignée de minutes, et lorsque l'eau commença à s'infiltrer dans la cale du ferry, L'Écarlate s'était enfoncée à l'intérieur des terres depuis longtemps.

Son dernier arrêt se trouva être la ville de Wutai elle-même. Par une froide et grise genèse de matinée comme celle-là, la capitale perdait la plus grande partie de sa splendeur habituelle ; pour autant, la féline peinait malgré tout à croire qu'autant de couleurs différentes puissent coexister sur un seul et même panorama. La fine pellicule de neige qui chutait n'y changeait pas grand-chose, pas plus qu'au confort interne de L'Écarlate, pour qui cette nouveauté climatique devait probablement représenter le plus bel événement de sa vie après la forge de sa double-lame - pour qui n'en avait jamais vus, les flocons et leur ballet aérien possédaient inévitablement quelque chose d'enivrant. D'hypnotisant.

Mais tout les plus beaux mirages du monde ont leur hideuse contrepartie physique, et pour Rosso, elle se matérialisa sous la forme d'une longue crinière d'ébène et d'une armure trop lourde pour être méritée par sa porteuse. L'Écarlate l'avait remarquée du haut de son perchoir urbain (des années d'entraînements à la chasse humaine offrent toute sorte de facilités), et elle n'avait pas résisté à la tentation. Argento ne couinait peut-être pas assez fort pour la divertir, mais elle avait des comptes à rendre ! Se jetant du haut de la pagode de Gado, qui lui avait offert une vue imparable sur le dédale de Wutai, Rosso fila de toits en toits jusqu'à surplomber le petit rongeur pour lequel ses crocs, désormais, ne désiraient plus qu'un seul destin.

« Regardez qui voilà ! Tu es partie bien loin de chez toi, Argento. J'ai finis par croire que tu étais morte. » L'effet de ce dernier mot, surtout lorsqu'il était associé à quelqu'un comme Argento, avait une saveur toute particulière, plus plaisante encore qu'à l'accoutumé ; et ce goût, Rosso le dégusta profondément. Jusqu'à ce qu'un autre ne le supplante, celui de la vérité, et celui-là la plongea dans un profond état de réflexion. « Je crois que je l'ai espéré, aussi. Je ne t'aime pas beaucoup. »

Du pas leste dont elle seule avait le secret, L'Écarlate descendit de son support en ardoise pour faire face à celle qui, pour de longues années, avait tout partagé de sa vie.


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A ÉTÉ POSTÉ Mer 28 Sep 2016 - 3:24

Un petit champs de fleurs au milieu d'une église de Midgar, dans les taudis, puis une aventure en direction de la ferme des chocobos. Tels avaient été les deux seuls endroits que j'eus fréquentés depuis mon retour involontaire sur Gaïa, via un de ces sceaux. Cette mission d'escorte d'une famille n'avait pas été des plus agréables et m'avait donné une raison supplémentaire de repartir sur un autre monde.

Pourtant me manquait-il encore quelque chose, sur Gaïa. L'occasion de récupérer d'autres matérias ne s'était pas encore présentée à moi, et, pire, une envie de retourner à Wutaï traversa-t-elle mon esprit. Fus-je forcer à revenir vers le Nord, non sans emprunter un chocobo. N'avais-je jamais vraiment monté ces animaux mais préférais-je encore cela à devoir traverser le marais de Midgar et y affronter un Zolom. Non pas que cette créature m'impressionnait mais n'avais-je guère envie de perdre du temps à un tel combat. Repartir de Midgar était un objectif prioritaire, après quelques récupérations.

Forcée de retourner dans une des plus grandes villes de ce monde – voire la plus grande – je pris le moyen de transport le plus rapide. Avant cela, un petit tour dans des boutiques d'Edge mais sans trouver de materia qui avait pu m'intéresser, surtout que je faisais en sorte d'écourter mon passage dans cette ville, pour une raison bien précise. Je ne perdis pas de temps à me diriger à l'aéroport de cette ville nouvellement construite aux abord de Midgar, afin d'arriver à Wutaï. Espérais-je y revoir des choses, à vrai dire. Des souvenirs par exemple, mais de ma vie avant DeepGround.

Ignorais-je encore que j'allais effectivement y retrouver des souvenirs mais pas du tout ceux que j'espérais. M'étais-je tenue la plus informée possible de l'éventuelle position de Weiss l'Immaculé, via les journaux, et ce fut là ma raison d'éviter au maximum de rester à Edge, puisqu'il y avait été aperçu. D'après des rumeurs. Ces rumeurs n'eurent guère laisser savoir que Rosso aussi s'y était trouvée.

Rien n'eut laissé présager non plus que c'était ailleurs que j'allais la revoir.

Arrivée à Wutaï après plusieurs heures de vol finalement assez tranquilles, la couleur du ciel, puis du paysage, fut le signe que la saison froide était arrivée.
Mon épée impressionnait assez les gens pour qu'ils ne m'approchent pas. Heureusement. Ne refusais-je pas une certaine vie sociale mais la solitude était souvent tout aussi confortable. Pris-je toutefois la direction d'une auberge afin d'y passer la nuit, de me restaurer puis de me changer. Le lendemain, après avoir passé mes vêtement un peu plus chaud chauds, et quelques bouts d'armure, je sortis en direction du Mont Da-Chao. Cet endroit était mythique pour tout Wutaïen et avais-je entendu parler de la présence d'un sceau à cet endroit. Si seulement il pouvait y avoir d'autres informations à ce sujet. L'autre question aussi était de savoir pourquoi on n'entendait plus tellement parler de Nyara. J'eu aussi entendu parler d'un navire échoué sur la côte dans la matinée, mais était-ce sûrement un fait divers malheureux.

Ces questionnements allaient attendre en réalité. Tout comme la marche jusqu'au Mont Da-Chao. Ne fallut-il pas longtemps après mon passage près de la pagode de Godo pour entendre une voix familière. Avoir été tuée puis ramenée à la vie ne me l'avait pas fait oublier. Aurais-je préféré pourtant. Cette voix était bien trop familière et jamais n'aurais-je pensé l'entendre à nouveau, l'avais-je espéré encore moins.

Mon œil en moins pouvait me priver d'une certaine célérité. Pas du réflexe de me retourner instantanément et de faire face à celle que j'avais malheureusement côtoyé trop de temps dans les souterrains de DeepGround. Elle m'avait reconnue même sans mon accoutrement de DeepGround, mais cela ne me surprenait pas. La voir en vie non plus. Avais-je bien entendu parler de sa mort, deux ans auparavant. Avais-je bien été ramenée à la vie, donc avait-elle du vivre la même chose. Raison de plus de penser à l'œuvre de Nyara pour ramener à la vie un monstre tel que Rosso.

Ne lui montrai-je aucune émotion cependant. Cela lui ferait trop plaisir, et puis était-ce dans ma nature. Néanmoins mes mains tenaient fermement la garde de ma lourde épée, prête à être brandie. Me battre n'était pas mon domaine de prédilection mais allait être nécessaire, de toute évidence.
En attendant, je gardais mon éternelle expression stoïque et fermée, tout en fixant l'Écarlate.

« Puisses-tu croire que ton souhait ne fut pas réciproque, Rosso ? ».

Je ne l'aimais pas non plus, même si j'avais forgé son arme, mais à quoi bon réagir à ce genre de provocation. Cela n'était ne me ressemblait pas et n'arriverait pas.

« Tant que tu n'espères me ramener avec tes pairs. ».
Lui faisais-je bien comprendre que DeepGround resterait du passé, pour moi. Néanmoins cela ne signifiait pas que j'allais me laisser tuer à nouveau. Voudrait-elle se battre, serait-elle servie.

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A ÉTÉ POSTÉ Mer 12 Oct 2016 - 22:58


Broken Angel


No one will ever stand above me. No one. I just can't allow it.”
Rosso


Son sentiment avait-il pu être réciproque ? Se pourrait-il même qu'il soit, au final, la seule chose que ces deux femmes partageraient jamais ? Rosso réalisa à quel point la philosophie d'Argento lui paraissait étrangère. Jusqu'ici, elle ne s'était jamais questionnée sur ce que pouvait bien ressentir la forgeronne, pas plus qu'elle ne l'avait fait pour n'importe qui d'autre ; car dans son monde, Rosso était la seule à posséder des sentiments. Les autres n'étaient que des formes vagues, des assemblages de traits placés dans sa vie avec un unique rôle à jouer et un texte précis à déblatérer. Et ces jouets-qui-couinent, comme tout les autres jouets-qui-couinent sur cette Planète, elle pouvait en disposer comme elle l'entendait, car c'était-là leur raison d'être à eux. Il n'y avait pas d'égocentrisme là-dedans, seulement un sens profond de la logique, et il n'y avait rien de bien surprenant à ce que quelqu'un comme Argento ne puisse saisir l'essence de la chose. S'il n'y avait que celle-là...

Au loin, on pouvait entendre le bruit d'un centre-ville désormais entièrement sorti de sa torpeur. Nombre de boutiques pour touristes avaient commencées a déployer un florilèges de marchandises colorées sur leur devanture, attirant à elles un flot bienvenus de passants fortunés, et certains d'entre-eux se faufilaient déjà dans la ruelle où les deux anciennes camarades forcées se faisaient désormais face - peu s'attardaient cependant, muent par l'excitation de la découverte de Wutai pour certains, et par un mauvais pressentiment pour les autres. Une intuition que la dame d'argent devait partager, à n'en pas douter !

Et de tout ces badauds, certains ne manquèrent pas de se retourner lorsque le rire perçant de L'Écarlate parvint à leurs répugnantes oreilles. Rosso se serait attendue à bien des situations possibles si elle avait pu envisager ces retrouvailles à l'avance ; mais qu'Argento fasse preuve d'humour n'en faisait clairement pas partie. « Je ne te savais pas si drôle, Argento ! », siffla-t-elle, quelque peu ébahie par la naïveté dont cette damnée snobinarde pouvait finalement faire preuve. « Mais tu fais erreur, adorable petite chose. Je ne t'emmène nulle part. » La forgeronne avait eu sa chance à l'air libre, il y a de cela des années - elle l'avait perdue, et c'était bien dommage pour elle. Aujourd'hui, libérée de ses chaînes, Rosso jugeait inacceptable qu'elle puisse en jouir une deuxième fois ; aussi avait-elle décidée de la lui prendre, en même temps qu'elle arracherait sa vie.

Rosso décida de prendre les devants. Elle connaissait bien les affinités de sa sombre amie avec la paresse et l'inactivité, or L'Écarlate ne partageait guère la moindre de ces valeurs. Un pas après l'autre, sa démarche de panthère l'avait rapproché d'Argento jusqu'à ce qu'elle remarque que la guerrière n'avait au final pas perdu grand-chose de ses réflexes de guerrière : la main plus proche que jamais de la garde de son épée était plus qu'une simple preuve. « Ne te fais pas d'illusions », ricana la Tsviet une fois qu'elle parvint à la hauteur de la borgne, « tu ne seras jamais assez rapide pour dégainer ça. » De ça, Rosso ne douterait jamais. Elle était L'Écarlate, l'ombre rouge à la vitesse inégalée ; sa vie était bâtie autour de son sentiment à pouvoir trancher des nuques sans que ses victimes ne puisse ne serait-ce qu'imaginer ce qui avait bien pu leur arriver. Cette fierté ne pouvait pas être détruite, ne devait pas être détruite : on punissait les étalons de courses blessés d'une balle dans la tête, et il n'y avait rien dans sa vie que Rosso craignait plus que de se retrouver un jour à leur place.

Avec délicatesse, et en ignorant l'unique œil d'Argento qui la fixait comme si sa vie en dépendait (ce qui ne saurait probablement tarder à être le cas), la féline passa le bout de ses doigts dans la chevelure soyeuse de l'ancienne élite des instructrices de Deepground. Intérieurement, elle trépignait, rongée à l'idée de pouvoir déverser sa haine sur une proie qui ne flancherait ni au premier coup, ni même au second ; elle serait le premier adversaire digne de ce nom que Rosso égorgerait depuis son retour à la vie, et il était certain que cette victoire aurait un goût tout particulier. L'un de ceux que l'on conservait une vie entière sans jamais pouvoir les oublier.

Alors, n'y tenant plus, elle frappa de son poing dans le visage de l'insupportable mur de glace qui lui faisait face.  


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A ÉTÉ POSTÉ Jeu 20 Oct 2016 - 0:46

Aux premières heures de l'aube, Wutaï se réveillait petit à petit. Les citoyens devaient totalement ignorer la présence monstrueuse dans leur ville. La présence de celle qui pourrait tous les tuer en moins de temps qu'il ne le faut pour un battement de cil. Ainsi était-ce une bonne chose mais préférais-je encore qu'ils restent cachés. Chacun chez soi. Ce n'était pas le genre d'une grande majorité de Wutaïen pourtant et donner l'alerte pourrait au contraire leur donner des envies de se battre. Non seulement, donner l'alerte était hors de mon attitude et me ferait perdre toute dignité, mais en plus les citoyens de Wutaï n'auraient que très peu de chances de se sortir d'un combat face à l'Écarlate.

Sauf si elle avait perdu beaucoup de ses pouvoirs. Fut-il dit et connu à présent que beaucoup d'individus eurent perdu la plupart de leurs capacités, sans explications. Probablement un coup de Nyara, ou d'une autre entité. Espérais-je donc que Rosso, elle aussi, fut atteinte par ce sort. Tous mes sens restaient cependant en éveil et même à leur paroxysme. Une habitude de combat, une habitude d'ex-Tsviet, en même temps qu'une attention vitale en face de tout ennemi, en particulier celle que j'avais face à moi.

Mes sens me disaient aussi que certains habitants ou touristes ressentaient quelque chose de mauvais – surtout quand ils entendirent le ricanement de l'assoiffée de sang face à moi, mais je ne m'y attardais pas. M'occuper de la calmer était ma priorité. Si les touristes, au moins, comprenaient qu'ils feraient mieux de rester en sécurité, cela serait juste un soulagement.
Me trouvait-elle drôle ? Évidemment que non et n'essayais-je pas de l'être. Je n'avais cure de ce qu'elle pouvait me siffler et je le lui montrais comme à mon habitude. Par mon silence et mon expression totalement froide et dénuée d'émotions. Par l'ignorance, une forme de mépris.

Cela n'empêchait pas celle qui fut ma pair pendant trop d'années de s'approcher de moi, essayant toujours de m'intimider. Puisse-t-elle croire vraiment me faire cet effet ? La défensive fut effectivement mon attitude du moment et son œil de lynx pourrait le voir, mais connaissais-je bien trop sa façon d'être pour être surprise. De plus, eut-elle beau être une des SOLDATs de DeepGround les plus redoutables, oubliait-elle que je fus aussi une Tsviet. Ce n'était pas un rang qui s'obtenait en un claquement de doigt. Eus-je montré peu d'inclinaison au combat pendant ces années mais cela ne signifiait pas que j'en étais incapable. Cela signifiait seulement qu'éviter les combats pour un oui ou pour un non eut été dans mes préférences.

Finis-je néanmoins par ouvrir la ouvrir la bouche à l'attention de l'Écarlate, puisqu'elle ne comprenait les affrontements qu'avec du verbe.
« Puisses-tu parler trop, encore, Rosso. ».

Avait-elle cependant compris que son verbe ne m'impressionnait pas comme elle en rêvait. Ainsi elle vint me caresser les cheveux du bout de ses doigts gantées. Une nouvelle approche dont le résultat allait la décevoir à tous les coups. Toujours rien ne changeait dans mon expression. Partait-elle très probablement du principe que je ne serais pas en mesure de déceler tous les détails de son approche avec mon unique œil. Ignorait-elle cependant que la perte de mon œil droit m'avait permit de travailler largement les autres sens, au point de les rendre plus acérés qu'elle ne pourrait l'imaginer.

C'est ainsi que je sentis en quelques nano-fractions de secondes le moment où ses doigts commençaient à quitter mes cheveux. Mes sens m'avaient indiqué que j'avais un coup à esquiver ce que je fis sans soucis, en même temps que je lui envoyai un grand coup de poing juste sous le thorax, une zone qu'elle gardait découverte. Un coup que je ne mis pas plus de quelques secondes à préparer.

Ne montrais-je toujours aucune expression. Même pas la moindre satisfaction quant à avoir esquivé son coup bien trop facile et trop prévisible, ni même celle de lui avoir flanqué un coup de mon coté.
Me doutais-je largement qu'elle pourrait esquiver aussi mais c'était ça, le combat. Si elle voulait se battre, et bien serait-elle servie.

« Puisse une première mort ne pas t'avoir suffit. ».

Allait-elle me rétorquer quelque chose à ce sujet, pour sûr, mais m'en moquais-je. Eus-je compris qu'elle eu été tuée une fois, et j'allais lui faire comprendre que son retour à la vie n'était pas bienvenue.

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