Mémento de combats passés
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 26 Oct 2016 - 20:57

Un pas devant l’autre, c’était comme ça qu’on avançait. Que ce soit métaphoriquement, ou dans le sens propre du terme. Difficile à faire cependant lorsqu’on avait le sentiment d’avoir du bitume à la place des jambes. Chaque pas semblait être plus facile que le précédent toutefois, comme si elle retrouvait peu à peu l’habitude des gestes quotidiens, tel que la marche, la respiration… Il fallut à Monica plusieurs longues minutes avant de trouver la puissance nécessaire pour ouvrir cette grande porte fermée et de passer dehors.
Là, elle fut aveuglée par un soleil de midi qui lui frappa le visage de plein fouet.

Son premier réflexe fut de lever le bras pour protéger ses yeux des rayons de l’astre diurne. Lorsque peu à peu, elle parvint à s’habituer à cette luminosité, Monica admira les alentours. Le temple n’était pas exactement très bien entouré, il n’y avait pas de décorations spectaculaires, mais l’architecture était somme toute notable. C’est en se tournant ensuite pour admirer le temple que la jeune femme fut frappée de souvenirs ; elle reconnaissait cet endroit. C’était le temple de Remiem, celui-là même qui renfermait un priant qu’on disait être inaccessible à cause du combat qui avait opposé Sin au Grand Invokeur Gandof. Ce dernier, en affrontant la gigantesque bête, l’avait poussé dans ses derniers retranchements. Sin avait alors utilisé ses dernières forces pour creuser la terre dans la plaine félicité, et ainsi séparer le temple de Remiem du reste du monde, en quelques sortes…

Monica abandonna cette vision pour se tourner vers le pont, qu’elle traversa vers un autre morceau de la plaine.
Ses bottes foulèrent l’herbe verte. Elle dévisagea le paysage qui s’offrait à elle ; une grande plaine de verdure, avec des monstres par ci par là, quelques courageux guerriers et magiciens qui luttaient contre l’adversité, des voyageurs qui se frayaient un chemin entre les affrontements sans se faire remarquer, des créatures sauvages qui vaquaient à leurs occupations… C’était un paysage somme toute étrange, bien qu’elle ignorait pourquoi ça lui semblait si curieux. Peut-être parce qu’elle avait le sentiment que cette image pourtant animée appartenait à une autre époque, à un monde dans lequel elle n’était pas censée se trouver.

Qu’en était-il de Sin ? Qu’en était-il des invokeurs ? Ces questions commencèrent soudainement à surgir dans son esprit. Son grand-père était-il parvenu à abattre définitivement Sin ? Probablement pas… Elle pensait se souvenir de Dame Yocun, et de son gardien qui avait prit sa place, la libérant de ses chaînes. Monica fronça les sourcils en se posant la question primaire ; comment était-elle revenue ? Etait-elle un Errant, maintenant ? Elle regarda ses mains avec interrogation, mais à priori, elle était bien humaine. Cela dit il n’y aurait qu’une seule façon de s’en assurer ; passer le portail de l’Au-Delà. Il lui suffirait d’aller à Guadosalam pour ça…

Abaissant ses bras, Monica comprit rapidement que sa situation ne bougerait pas si elle-même, elle ne se déplaçait pas. Elle prit donc une inspiration et fit un pas, mais bientôt, quelque chose d’autre, de bien plus embarrassant, l’immobilisa : elle avait terriblement mal au ventre. Gênée, elle pressa une main sur son abdomen en cherchant pendant quelques secondes pourquoi elle souffrait ainsi, comme si même la faim lui échappait. Elle était restée morte pendant deux cent trente ans en même temps !
« …Je meurs de faim… » Soupira-t-elle bientôt en comprenant d’où venait cette douleur. Où pourrait-elle bien trouver à manger dans un endroit pareil ? Ce n’était pas comme s’il y avait un bâtiment dans les parages… Sa première hypothèse fut la chasse, mais à voir la tête des monstres, c’était difficile de se faire à l’idée qu’elle pourrait tuer et faire cuire ça. Elle déambula un peu, jusqu’à remarquer une sorte de point de repos au centre de la plaine… Après un haussement d’épaules résolu, la combattante aux cheveux rouges accéléra le pas dans cette direction en s’estimant à l’abri d’attaques surprises et, donc, en baissant un peu sa garde…
Matteo Daemari
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A ÉTÉ POSTÉ Sam 29 Oct 2016 - 13:11

Utiliser un sceau pour se retrouver dans des ruines millénaires n'aurait pas été la chose la plus intelligente que Matteo aurait pu faire. Néanmoins, il avait été assez curieux pour bien visiter ces ruines en se demandant comment ça avait pu en arriver à un tel stade. Ce fut long par contre pour redescendre ensuite de la montagne. La route lui demanda quelques heures si bien qu'il eut à voyager de nuit, une nuit plutôt longue étant donné qu'elle était rapide à tomber sur Zanarkand et qu'il y était arrivé tout juste lorsqu'elle avait installé son règne.

Le soleil se leva lorsqu'il passait sur le portique du Gagazet. On lui proposa de quoi se sustenter et de quoi se reposer mais, pensant trouver une ville assez rapidement, l'ancien Fal'Cie déclina l'offre poliment et remercia les ronsos pour leur hospitalité, trouvant d'ailleurs étrange de voir des monstres pacifiques.

Il ne s'attendait absolument pas à tomber sur une plaine aussi grande lorsqu'il arriva dans la plaine félicité. Il regarda en arrière en se demandant s'il ne devrait pas retourner accepter leur offre du coup mais il passerait peut être un peu pour un boulet... Non pas que ça l'aurait dérangé... Non, il allait avancer et voir ce qu'il pourrait trouver à manger comme bête sauvage sur cette plaine, ça ne coûterait rien et il savait parfaitement bien faire la cuisine...

Quelques bonnes heures passèrent encore une fois jusqu'à ce que l'heure du midi ne pointe le bout du nez. Il arriva dans un campement où on lui proposa un repas et de quoi se reposer un peu. Il accepta le repas mais il espérait trouver une ville assez rapidement tout de même. Il demanda donc pour la première fois son chemin... Il y avait bien une ville non loin mais elle avait subi une attaque depuis peu et il serait impensable d'y trouver quelconque civilisation désormais. C'était dommage...

Alors qu'il avait devant une lui une bonne assiette qui faisait bien envie, Matteo entendit du bruit derrière lui. Un hover venait d'arriver et il fronça les sourcils devant une telle chose. Il put voir autre chose de plus inquiétant derrière avec un nuage de fumée qui se dirigeait à toute vitesse vers une personne qui ne semblait pas avoir capté ce qu'il se passait.

« C'est quoi ? » Demanda-t-il alors à la réception du comptoir.
« Un hover. » Qu'on lui répondit sans attendre mais Matteo pointa du doigt le nuage de fumée.
« Non, ça. C'est normal ? »
Devant l’interrogation de son interlocuteur, il s'éloigna un peu du comptoir pour tenter de voir ce dont il s'agissait.
« Je crois que c'est une bicorne furieuse. »
« Et la fille devant, tu la laisses se faire emplafonner ? » Demanda-t-il soudainement assez furieux de constater que personne ne bougerait ses fesses pour cette demoiselle. « Ca marche comment ça ? »

Il monta dans le hover sans avoir la moindre idée de la manière de le faire marcher pour entendre l'al bhed qui était revenu avec hurler des mots incompréhensible pour lui. Il démarra quand même alors qu'il pouvait entendre sans rien comprendre sur les vociférations de l'autre.

« Rao ! Huh, duilraw byc à çy ! Najahaw !! »

La machine partit au quart de tour et Matteo en fut bien surpris. Ce n'était pas difficile à comprendre en fait. La manette poussée sur l'avant, la pédale servait à avancer. La manette poussée en arrière, la pédale ferait reculer. Le volant permettrait de tourner et donc le reste serait de savoir comment gérer la vitesse. Ca devait être la manette avec les chiffres et Matteo passa tout de suite sur la plus grande. Oh, ça allait faire un sacré choc. La demoiselle semblait avoir calculé qu'elle était en train de se faire charger par la bête et Matteo n'aurait pas trente six solutions pour gérer le problème... Soit il fonçait sur la créature dans l'espoir de la tuer, soit il récupérait la fille et faisait un tour pour revenir vers le centre de la plaine en espérant que la créature se calmerait d'elle même. La première solution paraissait plus logique pour s'en défaire mais Matteo eut une idée...

Il positionna sa main devant lui pour créer une protection devant la machine et il alla à fond vers la Bicorne pour la percuter. Protégée par le bouclier du mage, la machine ne prit presque rien si ce n'était un petit choc qui tordit ici ou là la mécanique de l'engin mais elle s'arrêta net. Matteo put alors en descendre et voir si cette charmante jeune femme allait bien.

« Tu vas bien ? » Qu'il demanda directement. A en juger par la beauté de son regard, la couleur inhabituelle de ses cheveux, et sa peau fine et délicate pourtant intacte, il pourrait au moins se rassurer sur son état. Mais elle avait reçut pas mal de poussière et de terre suite au passage de Matteo et l'arrêt in extremis de la bicorne. Maintenant que la machine était à l'arrêt et que la bicorne était morte, il ne comptait pas la récupérer et retourner manger son repas. Il allait sans doute être froid maintenant mais ce n'était pas grave : il avait fait sa bonne action et pourrait bien davantage apprécier son repas. « Pour te courir après comme ça, cette bête devait te trouver tout aussi belle que moi au moins ! » Et le pire, c'était qu'il l'avait dit sur un ton tellement naturel qu'on pourrait penser qu'il était sérieux à propos des pensées de la Bicorne – et c'était peut être le cas – mais, au moins, c'était parfaitement sérieux pour lui et savait qu'il pourrait de surcroît se taper une claque devant cette manière de draguer aussi fourbe que délicate.

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A ÉTÉ POSTÉ Mar 1 Nov 2016 - 12:31

C’est, avouons-le, un peu perdue que Monica arpentait la plaine félicité. Elle n’avait aucune idée de l’époque à laquelle elle se situait, elle ignorait qui vivait encore, qui n’était plus de ce monde, elle n’avait aucun repère et ne pouvait qu’avancer un pas à la fois, un peu à l’aveuglette. Elle savait une chose ; son corps nécessitait de se nourrir, il était complètement vide et demandait à s’abreuver et à manger. Malheureusement, à l’époque où elle avait traversée la plaine félicité avec son grand-père, Monica n’avait jamais vu un quelconque point de repos. Ce campement était donc son salut pour le moment, et c’était pourquoi elle se déplaçait mollement par là, en espérant pouvoir l’atteindre avant de sombrer dans l’inconscience. Il lui semblait que chacun de ses mouvements accentuait le sentiment de famine qui lui meurtrissait les entrailles.
Elle n’arrivait même pas à se rappeler de la dernière fois où elle avait eut si faim.

Un tournis ralentissait son pas, et de ce fait, elle n’était pas très concentrée. Elle entendit comme un bourdonnement étrange et c’est assez lentement qu’elle tourna la tête pour voir un animal sauvage lui foncer dessus à pleine vitesse ! Son cœur fit un bond bien soudain. Pourquoi s’en prenait-elle à elle !? Elle vacilla sur quelques pas, chancela, mais tint bon et ne trébucha pas. Avait-elle marchée sur son territoire par inadvertance ? Elle ne se rappelait même pas avoir croisé une chose pareille alors qu’elle marchait, il n’y avait aucun monstre en face d’elle, si ? En même temps, elle était si distraite, peut-être ne s’en était-elle pas aperçue…

Par un quelconque réflexe de survie, Monica dégaina son épée sombre en espérant pouvoir lutter malgré la famine. Elle peinait à serrer les doigts sur la garde, aussi n’était-elle pas tant convaincue de ses prochaines performances. Elle serra les dents, craintive, mais déterminée, lorsque soudain, quelque chose arriva aussi de l’autre côté. Quoi encore !? La rouquine tourna la tête pour pousser une exclamation en trébuchant cette fois pour vrai sur le côté. Une énorme machine verte et jaune heurta la bicorne de plein fouet et l’animal fut projeté à plusieurs mètres de là, probablement mort sur le coup.

Couchée à plat ventre, Monica releva la tête, confuse, et tâcha de se remettre sur pieds.
Là, elle tomba nez à nez avec le personnage le plus curieux qu’elle eut l’occasion de voir jusqu’à présent ; un homme, grand, cheveux blancs, regard brillant, visage juvénile, assez mince. Whoa, deux minutes ! Elle ne saisissait rien à ce qui venait de se passer. A voir la machine arrêtée derrière lui, elle crut comprendre que c’était lui qui l’avait plus ou moins sauvée de cette bête sauvage en la frappant de plein fouet avec son véhicule. Elle ne faisait pas tellement confiance à ce bidule d’ailleurs, c’était une machine… Elle peinait à réagir en prenant conscience de ce fait. Pendant deux secondes, elle avait peut-être crut que c’étaient des bolides carburés au chocobo, mais en fait, non, il n’y avait pas de chocobo. C’était juste une hélice qui tournait. Ça utilisait le vent pour avancer. Pourquoi y avait-il une machine, là, sur la plaine félicité… ?

Ses pensées se déconnectèrent tellement qu’elle ne répondit pas au jeune homme qu’elle allait bien, ou pas. Parce que finalement c’était plutôt pas. Ça se reconnecta par contre lorsqu’elle croisa son regard et cessa d’avoir une tête de perdue. Il disait que cette bicorne devait la trouver aussi belle que lui pour la courser comme ça ! Monica haussa les sourcils. Quoi ?

Elle cessa de buguer après quelques secondes.
« Non mais ça va pas !? » S’exclama-t-elle, comme si tout lui revenait à l’esprit. « T’aurais pu m’écraser ! »

Evidemment, mais ce n’était pas son objectif et il était parvenu avec brio à la sauver de ce monstre. Il disait qu’elle était belle, que c’était pour ça que ce monstre avait certainement voulu l’emplafonner, mais Monica ne pensait pas sincèrement que deux cornes dans le derrière auraient été très avantageuses pour son profil. Elle comprit avoir parlé trop vite, s’être exclamé trop promptement, elle n’avait pas réfléchit au détail le plus important ; sans son intervention, elle n’aurait pas gagné ce combat. La jeune femme récupéra donc son épée et la rangea à sa ceinture, avant de croiser les bras, embarrassée. Embarrassée de tout en fait, du compliment, de son comportement. Elle détourna le regard, boudeuse.

« Bref… merci… » Ronchonna-t-elle en paraissant gênée. Elle ne le remerciait pas pour le compliment – il était peut-être bien sincère mais à ses yeux, c’était juste de la drague gratuite – mais bien pour lui avoir sauvé la vie. Enfin, la vie… Elle ne savait pas si elle serait morte, elle n’était pas du genre à s’enterrer avant de clamser pour vrai, elle ne se considérait jamais comme perdue, mais pour sûr qu’elle aurait eut de sacrées blessures. Ça lui évitait des maux inutiles on va dire.

La rouquine décroisa les bras et posa sa main gantée d’un épais métal sur sa hanche, laissant l’autre le long du corps. Au moins adoptait-elle une position plus ouverte à la discussion de cette manière.
« Tu fais quoi avec ce truc ? C’est une machine, c’est interdit. » C’est bien pour ça que Sin ne cessait de revenir non ? Monica avait parfois trouvé cette idée un peu saugrenue, mais c’était bien la leçon qu’on enseignait aux petits. Elle ne se fâchait cependant pas trop bruyamment de l’utilisation des machines, contrairement à certains adeptes de Yevon qui devenaient fous dès qu’il était question de ces trucs. Pourtant, le monde avait bien changé, et ça, elle ne faisait que commencer à le remarquer…
Matteo Daemari
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A ÉTÉ POSTÉ Mer 2 Nov 2016 - 11:11

Après avoir sauvé cette charmante demoiselle, Matteo ne s'attendait pas à recevoir des éloges certes mais il ne s'attendait pas non plus à se faire réprimander son initiative pour autant. La jeune femme semblait avoir déprécié la surprise de voir la machine lui foncer dessus et autant dire que c'était bien compréhensible. Elle lui fit tout de suite part que ça n'allait pas chez lui : il aurait très bien pu l'écraser et Matteo put donc lui répondre sans attendre.

« Je pouvais aussi passer à côté de toi et écraser cette chose énorme qui te fonçait dessus. » Il souriait et semblait presque moqueur même mais ce n'était pas du tout dans ses intentions que de se foutre d'elle, bien au contraire, il était même heureux d'avoir pu la sauver de la sorte et ne lui en voudrait pas qu'elle lui fasse la tronche parce qu'elle avait eu peur. Ce n'était pas comme s'il avait pu prendre le temps de l'avertir qu'il arrivait pour la sauver non plus. Elle semblait néanmoins progressivement se rendre compte que ce n'était pas dans le but de lui faire peur ou de la tuer qu'il avait fait ceci après tout et elle se détendit un peu pour reprendre la parole plus calmement par la suite et le remercier... Non pas pour la drague qu'il avait utilisée sur elle mais pour l'avoir sauvé surtout.

« Il n'y a pas de quoi. » Répondit automatiquement ou presque Matteo. « J'avais les moyens de le faire, ça aurait été stupide d'hésiter. » Même s'il était persuadé qu'il allait se faire réprimander en arrivant par le détenteur de cette machine mais qu'importait : du matériel ne valait pas une vie humaine après tout, non ? Par contre, elle lui demanda ce qu'il faisait avec cette machine puisqu'il semblerait que c'était interdit. Ah oui ? Depuis quand une chose dont la seule utilité était de se simplifier la vie était interdite ?

« Interdit ? » Répéta-t-il incrédule... Oui, peut être mais ce n'était pas la sienne, ni même la question. Il se reprit donc alors sans chercher à nier que c'était interdit mais il n'allait pas nier non plus ce qu'il faisait avec. « Je ne sais pas si c'est interdit mais je l'ai trouvé fort pratique pour dégommer cette bête furieuse. Elle appartient au type là bas. Il risque d'ailleurs de me faire la tronche vu comment je lui ai éclatée... » Mais qu'importe... Selon lui, il avait bien fait mais il se posait la question de savoir pourquoi les machines étaient interdites. « Pourquoi les machines sont interdites ? » Il préférait s'adresser à elle plutôt qu'à ces types en même temps... Elle lui semblait bien plus agréable de base... Surtout parce qu'elle offrait bien plus agréable vision que ces personnes à vrai dire mais ce n'était qu'une question de préférence. « Pourquoi une machine serait interdite alors que sa seule utilité est de répondre aux ordres de son détenteur ? »

Question d'ordre général. Matteo n'était pas un érudit ni un savant mais il aimait comprendre le pourquoi les choses se déroulaient ainsi. Si pour cette demoiselle, c'était interdit, c'était qu'il devait y avoir une raison et il supposait que cette raison ne tarderait pas à arriver quand elle répondrait. Comme elle ne semblait rien avoir de blessé, il l'invita finalement à reprendre la route vers le campement progressivement en laissant le hover derrière.

Etant donné qu'il n'avait qu'à peine put recevoir son repas, il se demandait si elle n'aurait pas faim justement mais il préféra se présenter en premier lieu avant de lui proposer de partager une assiette avec elle.

« Je m'appelle Matteo sinon. J'allais me mettre à table quand j'ai entendu le raffut de ce monstre. Si tu veux, je t'invite à partager un repas pour me faire pardonner pour cette frayeur que je t'ai faite, hm ? » C'était facile mais elle pourrait très bien ne pas avoir faim ou ne pas avoir envie de lui parler non plus. Mais il ignorait encore qu'elle devait voir les Al bheds comme des parjures et donc qu'elle n'apprécierait peut être pas être dans un camp tenu seulement par des al bheds et, qui plus seraient, totalement furieux par l'initiative de Matteo de détruire leur précieuse machine !

Il ne l'avait pas dit mais il avait bien noté que cette jeune femme semblait assez faible physiquement. Elle devait tout comme lui marcher depuis un bon moment et il ne doutait pas qu'elle pourrait avoir faim dans un sens. Il n'était pas loin de la vérité mais il lui manquait quelques informations pour pouvoir tout savoir et ce n'était pas la demoiselle en question qui les lui donnerait comme ça gratuitement. Mais si déjà il pourrait avoir son prénom, ça serait pas mal selon lui. Si seulement elle répondait à l'invitation où lui même s'était présenté pour pouvoir poursuivre sur une note agréable et peut être davantage encore. Elle semblait prendre la même direction que lui après tout !

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A ÉTÉ POSTÉ Dim 13 Nov 2016 - 16:46

Monica avait un peu réagit au quart de tour il fallait dire. Mais quand on venait de passer à deux cheveux de se faire écraser par une énorme machine – chose qu’elle jugeait comme étant une insulte à Yevon soit dit en passant – on pouvait quand même se permettre de réagir soudainement à la situation. Le jeune homme semblait plutôt calme vis-à-vis de la situation… Il se contenta de dire que ce n’était rien en disant ensuite que ça aurait été idiot d’hésiter étant donné qu’il avait les moyens de l’aider. Monica fit la moue. Oui peut-être, mais il y avait d’autres façons quand même de venir en aide à quelqu’un que de lui faire une telle frayeur !

Elle parla ensuite des machines et du fait que c’était interdit. Elle dévisageait la chose avec méfiance alors que l’individu disait qu’il ignorait si c’était interdit mais qu’en tout cas, ça avait été très utile. La machine appartenait à un type un peu plus loin, homme qu’elle dévisagea de loin en fronçant un peu les sourcils. Comment ça ? Les gens avaient des machines ? Où était-elle ? Elle reconnaissait bien ce monde, son monde, mais elle ne parvenait pas à connecter les deux bouts… C’était comme si elle était dans une toute autre dimension, ou une autre temporalité… Elle n’arrivait pas à comprendre. Etait-elle restée morte si longtemps… ?
Oui parce qu’elle se souvenait bien être morte, il n’y avait aucune amnésie. C’était bien pourquoi elle voulait savoir comment elle était revenue à la vie… après avoir mangé quelque chose. Elle crevait la dalle mais voilà, elle se souvenait parfaitement de son passé, elle se rappelait de son grand-père et se souvenait bien qu’elle avait été sacrifiée pour devenir l’ultime chimère de l’invokeur. Mais tous ces souvenirs ne se rattachaient à rien de ce qu’il y avait ici, devant ses yeux.

L’homme aux cheveux blancs et au joli minois demanda pourquoi les machines étaient interdites. Monica haussa d’abord les sourcils dans un étonnement palpable, puis les fronça à nouveau, prouvant qu’elle était limite offusquée d’entendre une telle question… et quand il mentionna ensuite qu’une machine ne répondait qu’aux ordres de son détenteur, ça ne changea rien.
« La guerre des machines, ça te dis rien ? » Demanda-t-elle comme si elle le jugeait inculte. En effet, elle ignorait que Spira n’était plus le seul monde de ce système et que lui ne venait pas d’ici. « Franchement… Spira a bien faillit être réduite en cendres à cause des machines… Tout le monde le sait. Bevelle avait construit des machines si effrayantes qu’on disait qu’elles pourraient détruire le monde entier. C’est pour ça que Sin existe. Allô ? » Non, il ne semblait pas comprendre. Avait-il perdu la mémoire ?

Paumée, Monica croisa les bras, frustrée et confuse. Elle ne comprenait pas du tout où elle venait de débarquer. Elle chancelait un peu parfois, dodelinant de la tête, elle peinait à rester consciente. Avec la façon dont ce type lui parlait, il n’y avait que deux solutions de toute façon ; soit il avait perdu la mémoire, soit c’était elle, le problème. Ses souvenirs étaient-ils faux ou quoi ? Non, elle refusait de croire une telle chose.

L’individu la déconnecta de ses profondes réflexions pour se présenter, Matteo, donc. Banal comme prénom. Il comptait manger justement si bien qu’il décida de l’inviter à se joindre à lui. A ce moment-là, le ventre de la rouquine cria famine avec une telle véhémence que c’était à se demander si elle n’avait rien avalé depuis des jours… Non, ça faisait juste deux-cent trente ans en théorie, plus ou moins exactement ! Heureusement, elle avait faim parce que techniquement, elle avait un nouveau corps. Et ce nouveau corps demandait à se remplir. Quoi de mieux pour ça que de manger ! Elle ne refusa donc pas l’invitation du jeune homme.
« D’accord… » Il disait que c’était pour se faire pardonner, alors autant accepter et aller dans son sens.

Ils se mirent en route. Monica dû se faire violence pour ne pas trébucher plusieurs fois.

« C’est Monica pour moi… » Dit-elle alors qu’elle lui emboitait le pas. « J’arrive pas à comprendre… Je suis bien sur Spira, c’est la Plaine Félicité ici, mais… Pourquoi il y a toutes ces machines ? Elles ne devraient pas être là… Les préceptes de Yevon disent que… » Un frisson lui traversa l’échine. Sa frustration précédente venait de se transformer en confusion, voire même en inquiétude, ça se lisait sur son visage. « Et Sin ? Il est encore là ? »
Elle le bombardait de questions alors qu’il ne venait même pas de Spira… C’était comme lui parler Al-Bhed.
Matteo Daemari
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A ÉTÉ POSTÉ Ven 18 Nov 2016 - 16:29

Vraisemblablement cette demoiselle connaissait le monde mais ne reconnaissait rien de ce qu'elle avait connu avant. Matteo ne connaissait pas le monde et ne connaissait donc pas du tout ce qui l'entourait, c'était une chose qui pourrait facilement s'expliquer pour lui mais il ne voyait pas pourquoi une personne qui connaîtrait les lieux ne connaîtraient pas ce qui faisait de ce lieu. Les attractions qu'il y avait, c'était pour le fun ou pour torturer les monstres dans ce cas ? Non, il n'allait pas mettre le doigt dessus surtout qu'il ressentait bien que cette charmante jeune femme était complètement paniquée, déboussolée même mais il ne pourrait pas l'aider si lui même ne comprenait pas ce qu'elle avait pu vivre après tout.

Elle lui parla de guerre des machines pour justifier l'interdiction des machines. Peut être mais dans ce cas les machines étaient en jeu et devaient être utilisées. Pourquoi une personne s'amuserait-elle à les interdire ? Elle continua en parlant de Spira, ce monde certainement, qui avait bien manqué se faire réduire en cendre par des machines. C'était Bevelle qui en était à l'origine et qui avait été la raison à la création d'un truc appelé Sin. Matteo souriait bêtement, il n'y avait pas un mot sur deux qu'il comprenait mais il pourrait facilement se reposer sur une chose qu'il savait pouvoir proposer sans se tromper : elle pourrait manger avec lui vu qu'elle avait l'air d'être affamée et là ils pourront demander des renseignements ensemble même si elle ne devait pas trop apprécié les types qui avaient des machines avec eux.

Ainsi, avec l'accord de l'accompagner jusqu'au campement al bhed, Monica se présenta et commença à se poser des questions sur l'endroit où elle était. Les machines ne devraient pas être présente et comme elle pourrait s'en rendre facilement compte : le campement en était remplie. Elle parla de précepte de Yevon et ça ne dirait pas davantage de choses à Matteo qui se demandait qui était cet imbécile de Yevon pour avoir fait des préceptes anti-machine. Mais lorsqu'il obtint une question directe en entrant dans le campement concernant Sin, il haussa les épaules pour finalement lui avouer la vérité.

« On va demander aux personnes d'ici parce que je ne viens pas de ce monde personnellement. Je ne sais pas qui est ce Yevon, ou Sin. Mais je sais que Bevelle est la prochaine ville. Malheureusement, on m'a dit qu'elle avait été éradiquée. » Ou de quoi faire encore un choc à cette jeune femme. Mais Matteo ne passait pas par trente six chemins pour parler de ce qu'il savait lorsqu'il n'en savait qu'un minimum. « Ah tien, le voilà. »

Il se rapprocha mais n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit avant que ce type ne s'exprime dans sa langue originale pour lui dire certainement qu'il venait de détruire son hover. Pourtant Matteo n'allait pas se laisser démonter.

« Euh, je comprends rien à ce que tu dis mais cette demoiselle ne comprend rien à ce qui se passe alors... Ah oui ! »

Matteo poussa simplement le type devant lui pour passer et aller jusqu'au comptoir en attrapant la main de Monica pour se faire suivre. « Lui, il parle notre langue. » Fit-il tout content. Une fois à portée de voix et de retour devant son assiette, il se permit de poser les questions à la place de la demoiselle.
« Désolé pour le contre temps. Elle va bien mais elle a l'air complètement perdue. Elle veut savoir si Sin est encore là ou pourquoi les machines, elles, elles sont là alors que Yevon a décrété que ce n'était pas bien. »

Avec les yeux ronds, le type ne savait pas trop où se placer et commença par la chose la plus logique à répondre dans ces cas là.
« Mais... C'est que Sin a été définitivement vaincu il y a presque trois ans. Les préceptes de Yevon ont totalement été oublié depuis et même s'il y a encore des petites tensions entre Bevelle et les Al bhed, il n'y a plus aucune guerre grâce à lady Yuna. »

Il n'osait pas demander si Monica revenait d'un cercueil mais à en juger par son regard, il le pensait. En attendant, Matteo avait toujours faim et proposa indirectement son assiette à la rouquine en la faisant glisser jusqu'à ce qu'elle soit face à elle. Il se tourna ensuite vers cette dernière pour pouvoir lui répondre plus directement sans la prendre pour une imbécile non plus.

« Si tu veux manger, tien. » Il savait comment faire en sorte de voir ce qu'il lui arrivait mais comme il ne connaissait pas le monde, il comptait sur cet al bhed pour pouvoir l'aider. L'autre était parti dans la plaine pour aller récupérer son précieux trésor. « Est-ce que tu étais morte avant de te réveiller ce matin ? Parce que si c'est le cas, il est possible que tu sois restée morte pendant quelques d'années aussi. » Plusieurs dizaines voire même plusieurs centaines même... Maintenant, pour lui expliquer pourquoi elle n'était plus morte, il pourrait peut être s'en sortir puisqu'il commençait à comprendre quelques petites choses sur ce nouveau monde...

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A ÉTÉ POSTÉ Lun 28 Nov 2016 - 11:13

Monica ne comprenait rien à ce qui se passait, mais Matteo ne comprenait pas ce qu’elle disait. Il ne connaissait pas Yevon, ni Sin, ni quoi que ce soit. Elle trouvait ça curieux, elle ne saisissait pas comment quelqu’un ne pouvait pas connaître toutes ces choses… Elle ignorait que d’autres mondes avaient rejoint l’espace dans lequel flottait la planète de Spira, elle ignorait tout des récents changements. Du coup, on pouvait dire qu’elle était carrément paumée dans ce nouvel univers. Univers auquel elle n’appartenait pas vraiment.

Comme tout ce qu’elle disait n’avait pas beaucoup de sens, Matteo lui mentionna qu’ils iraient voir quelqu’un qui pourrait sûrement lui répondre. Il parla qu’il ne venait pas de ce… monde ? Monica fronça les sourcils. Ça y est, elle était tombée sur un cinglé… Un mec qui disait ne pas venir de ce monde, non mais hein ? Il la prenait pour une imbécile ? Elle posa ses mains sur ses hanches en le dévisageant, complètement désabusée. Cependant, elle resta bouche bée lorsqu’il dit que Bevelle avait été éradiquée ?
« Éradi… ? » Elle n’eut pas l’opportunité de l’interroger davantage qu’il voulut s’adresser à quelqu’un qui parlait Al-Bhed. Monica sentit un frisson parcourir son dos. Elle avait un Al-Bhed devant le nez, sérieusement ? Et il vivait là, il vociférait après Matteo gratuitement, pourquoi, où, comment ? Elle ne comprenait rien… Tout était à l’envers dans ce monde. Rien n’allait.

Finalement, ils trouvèrent quelqu’un qui parlait leur langue. Monica sentait que sa gorge était serrée tellement elle était confuse. Elle peinait à savoir où elle était. Etait-ce un rêve en fait ? Heureusement, Matteo parla pour elle. Il expliqua au type la situation de Monica et ce dernier sembla estomaqué d’entendre des âneries pareilles. Il commença par le plus basique ; Sin avait été définitivement vaincu trois ans plus tôt. Les préceptes de Yevon avaient été abandonnés et malgré quelques tensions, grâce à une certaine Lady Yuna, les guerres entre les religieux et les Al-Bheds avaient cessés.

Temporairement, Monica se sentit transportée dans un autre monde, isolée du reste.
Qu’est-ce que ça voulait dire ? Son grand-père avait-il réussi ? Ou pire, avait-il échoué ? Cette Lady Yuna, qui était-ce ? Du coup, elle se demandait si elle n’était pas morte pour rien… N’avait-elle pas été assez puissante comme Ultime Chimère ? Elle baissa la tête pour regarder ses mains qui tremblaient encore par la faiblesse et la famine. Ses doigts peinaient à rester immobiles. Si tout ce que cet homme racontait était vrai – et pourquoi mentirait-il ? – elle était dans une toute autre époque, bien loin dans l’avenir, un avenir dont tout le monde avait rêvé ; de paix ? Sans Sin, sans guerre ? Non, ce n’était pas possible…

Elle sortit de ses pensées en entendant Matteo lui proposer de manger. Il s’était assis par terre et avait reprit son assiette qui était sur le bas-comptoir à côté. Toujours aussi paumée mais convaincue de mourir de faim, Monica ne s’obstina pas. Elle s’installa en amazone dans l’herbe fraîche et mangea un peu. Pendant qu’elle dégustait à petites bouchées pour s’éviter de la nausée ou un mal de ventre carabiné, Matteo lui posa la question clef ; était-elle morte avant de se réveiller ce matin-là ? Elle tourna vers lui un regard quelconque. Le genre de regard qui prouvait que quelqu’un avait dit la bonne chose, la vraie chose. Il supposait qu’elle devait avoir été morte pendant quelques années, d’où le fait qu’elle soit perdue. Oui, en effet… En effet, c’était sûrement ça.
« …Peut-être… » Répondit-elle discrètement, si discrètement qu’on aurait peiné à l’entendre à proximité.

Sans se gêner, elle termina l’assiette que Matteo lui avait donnée, avant de fixer un moment le vide. Elle n’avait plus trop faim, mais quelque chose n’allait toujours pas bien dans sa tête. Il y avait des morceaux du puzzle qui manquaient. Combien d’années s’étaient écoulées ? Combien de temps depuis que son grand-père avait donné sa vie pour ce pèlerinage ? Elle serra les lèvres dans une moue soucieuse avant de finalement prendre son courage à deux mains. Elle se leva et revint vers l’homme qui leur avait répondu plus tôt.
« Excusez-moi… » Se risqua-t-elle, un peu étouffée par la politesse.
« Hm ? Oui ? » Répondit l’individu qui rangeait des babioles.
« O… Ohalland… Vous le connaissez ? » Demanda Monica, hésitante, craintive de la réponse.
« Oh ! Oui, le Grand Invokeur Ohalland ? Tout le monde le connaît ! » Lança l’homme, presque trop heureux.
Monica se sentit momentanément soulagée. Mais elle n’avait pas encore saisit pourquoi.
« Ah fiou… ! Vous sauriez où je pourrais le trouver ? C’est mon grand-père vous voyez, et… »
Elle cessa de parler en voyant que l’individu la dévisageait avec stupeur. Elle perdit alors son sourire.
« Euh, ma petite dame, le Grand Invokeur Ohalland est mort en tuant Sin il y a deux cent trente ans. »
« Qu… hein… ? » Elle n’était pas certaine d’avoir bien entendu.
« Oui, vous pouvez trouver ses statues dans les temples de Yevon. »
Monica crut sentir son esprit tomber en morceaux. Comme un miroir sur lequel on aurait jeté une pierre.
« N-non, c’est impossible ! C’est bien lui qui a tué Sin il y a trois ans non ? I-il, il m’a dit qu’il réussirait si je me sacrifiais pour… Pour anéantir Sin ! Il m’avait juré que tout irait bien, qu’il… qu’il irait bien, c’est… »
« Lady Yuna a vaincu Sin il y a trois ans. Vous êtes sûr que tout va bien ? »

Son visage devint blanc comme neige. Non, non elle n’allait pas bien du tout. Elle avait comprit être morte en se réveillant au Temple de Remiem, elle avait parfaitement comprit qu’elle avait été tuée en devenant l’Ultime Chimère, mais elle avait oubliée… Elle avait oubliée tout ce qui s’était déroulé à l’intérieur de Sin. Le fait qu’elle était elle-même devenue Sin jusqu’à ce que Lady Yocun n’envoi son gardien prendre sa place, et ensuite ? Ensuite, son âme avait errée, jusqu’à maintenant, enfermée dans les ténèbres… Tout ça pour rien ?
Elle sentit des larmes venir à ses yeux alors que ses forces l’abandonnaient. Elle se laissa tomber à genoux, si lourdement que ça fit un mal de chien, mais elle ne sentit rien et fixa juste le sol devant elle, le regard tremblant. Cette réalité ? Cette réalité dans laquelle on venait de la jeter, elle n’en voulait pas… Ce n’était pas ce dont elle avait rêvée, ce n’était pas ce qu’elle avait souhaitée en donnant sa vie pour devenir l’Ultime Chimère d’Ohalland… Non, elle ne voulait pas de ce monde…
Matteo Daemari
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A ÉTÉ POSTÉ Mar 6 Déc 2016 - 10:19

Il semblerait que d'entendre qu'une ville avait été éradiquée ne plaisait pas tant que ça à Monica. En même temps, elle avait peut être de la famille dans cette ville et, après coup, Matteo se disait qu'il n'aurait peut être pas du le dire de cette manière non plus. Il était un peu tard pour revenir sur ce qu'il avait dit maintenant mais il savait à quoi s'en tenir avec la demoiselle au moins. Elle n'avait pas l'air de venir de ce monde elle non plus à l'entendre mais elle semblait le connaître quand même quelque part. Un mélange un peu difficile à comprendre mais qui ne tarderait pas à devenir clair quand Matteo lui demanda si elle était morte avant de se réveiller ce matin là.

Peut être lui répondit-elle... Ne le savait-elle pas ou ne désirait-elle simplement pas lui en faire part ? Au moins elle avait mangé l'assiette que Matteo lui avait laissé, ce dernier attendant toujours lui même qu'une assiette revienne pour qu'il puisse la prendre et la manger à son tour – hey, c'était qu'il avait toujours faim tout de même ! - puis elle se leva pour aller voir la personne qui parlait la langue commune afin de récupérer des informations. Elle s'excusa dans un premier temps alors que Matteo récupérait son assiette et qu'il commençait à la manger non pas sans manquer la moindre information de ce qu'il se racontait à côté.

Elle semblait connaître un certain Ohalland, tout le monde le connaissait que disait l'al bhed. C'était son grand père et elle demanda où elle pourrait le trouver. Malheureusement, il était mort il y avait près de deux cent trente ans. Elle pourrait trouver des statues de lui dans n'importe quel temple qu'on lui disait. Si elle le pensait toujours en vie, c'est qu'elle avait du mourir près de deux cent trente ans dans la passé dans ce cas... C'était triste et Matteo termina son assiette au plus vite pour pouvoir aller la soutenir comme il le pourrait.

Convaincue que ce n'était qu'une vaste plaisanterie, elle insista en demandant tout de même si ce n'était pas lui il y avait trois années qui avait tué Sin. Mais non, il s'agissait de Yuna et ça, Matteo aurait pu le dire également. D'ailleurs, il pourrait fièrement dire avoir déjà voyagé avec cette demoiselle. C'était donc elle qui avait tué Sin ? Elle était si forte que ça avant ? Ce n'était pas trop Yuna qui aurait besoin de son aide à l'instant mais Monica néanmoins...

Elle avait déjà les larmes aux yeux, elle tomba à genoux et semblait être totalement perdue. Son monde s'écroulait d'un coup. Tout ce qu'elle avait donné, tout ce en quoi elle croyait, tout se détruisait d'un coup à mesure que les mots venaient... Du coup, que ferait-elle dans un tel monde si elle n'avait plus rien ? Matteo ne pourrait pas réellement comprendre cette sensation puisqu'il n'avait jamais rien eu de son côté. Ce qu'il savait par contre, c'était que la solitude était le pire des fléau pour régler les problèmes, qu'ils soient physiques ou mentaux cela dit. Il ne savait pas comment elle allait réagir mais il alla se poser à côté d'elle, un genou au sol pour pouvoir se mettre à la bonne hauteur, il déposa une main sur son épaule pour pouvoir lui manifester son soutien et prendre la parole sans non plus se montrer incompréhensif sur ce qu'elle traversait.

« Toutes mes condoléances. » C'était plus ou moins le cas pour elle étant donné qu'elle venait de l'apprendre d'un coup. Mais il ne pourrait pas rester ici à attendre que ça aille mieux... Quoi que oui, il le pourrait mais ce n'était pas le meilleur endroit s'il se mettait à pleuvoir cela dit. « S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour toi, je serais là. »

Si elle lui demandait de rester seule, il ne savait pas ce qu'il pourrait faire mais il n'insisterait pas. De toutes façons, il comptait encore se poser un peu de temps avant de repartir. Il venait de Zanarkand après tout et avait encore de la route à faire pour rejoindre la ville d'où il était arrivé la première fois, Kilika. Il comptait bien visiter ce monde là de fond en comble jusqu'à peut être trouver la personne qu'il pourrait aider. Si c'était Monica, ça n'en serait pas plus mal, il se rendait compte qu'elle était complètement paumé et il pourrait peut être lui faire part de la situation actuelle dans le monde en ajoutant autre chose.

« Je ne viens moi même pas de ce monde. Depuis peu, des sceaux permettent de voyager d'un monde à l'autre et ramène des personnes à la vie. C'est certainement pourquoi tu as pu revenir parmi les vivants. » Et il n'était pas hors de question que ça ne soit aussi le cas de son grand père quelque part. Il ne l'avait pas dit mais il sous entendrait parfaitement que ça pourrait être possible.

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